Real Madrid : quand un penalty devient un message collectif
- malikunafoninet
- il y a 40 minutes
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« Il n’y a pas de tir interdit, seulement des moments à assumer. » Dimanche soir à Villarreal, ce principe non écrit du football a pris corps dans un geste aussi simple qu’exposé : une panenka. Celle de Kylian Mbappé, réussie dans le temps additionnel, n’a pas seulement assuré la victoire du Real Madrid (2-0). Elle a raconté autre chose.
Un match fermé, un Real patient
À la Cerámica, Villarreal a longtemps tenu tête au Real Madrid. Bloc compact, pressing ciblé, rythme haché : les Madrilènes ont dû attendre la reprise pour faire sauter le verrou. Mbappé, encore lui, a ouvert le score dès la 47e minute, récompensant une domination devenue plus nette après la pause.
Le match semblait se diriger vers un court succès quand, dans les dernières secondes, l’arbitre désigne le point de penalty. Une situation à haut risque, autant sur le plan sportif que mental.
Le choix fort de Mbappé
Face au gardien, Mbappé ne tergiverse pas. Pas de frappe en force, pas de sécurité apparente : il opte pour une panenka. Le ballon termine au fond des filets. Le Real se met à l’abri et s’installe en tête de la Liga.
Mais ce choix technique n’est pas anodin. Dans un vestiaire où chaque geste est observé, il fait immédiatement écho à un événement encore récent.
Brahim Díaz, un retour sous tension
Quelques jours plus tôt, Brahim Díaz vivait l’un des moments les plus douloureux de sa jeune carrière. En finale de la Coupe d’Afrique des nations avec le Maroc, il avait la possibilité de faire basculer l’histoire. Sa tentative de panenka, stoppée par Édouard Mendy, a précédé la défaite face au Sénégal.
De retour à Madrid, le joueur retrouvait le groupe sans certitude sur son état mental. À Villarreal, Carlo Ancelotti a choisi la prudence : Díaz est resté longtemps sur le banc, entrant seulement en fin de rencontre, dans un contexte déjà maîtrisé.
Un vestiaire qui protège
Après le but, les images captées par Movistar, relayées notamment par Diario AS, montrent Mbappé se tourner vers le banc en répétant « pour toi ». Une scène brève mais lourde de sens. Interrogé ensuite par Marca, l’attaquant français ne laisse aucun doute : « C’était un soutien pour lui. »
Au Real Madrid, ce type de message compte. En assumant ce geste précis, Mbappé ne cherche pas à se distinguer individuellement. Il réhabilite une idée simple : l’échec ne disqualifie pas l’intention. La panenka n’est ni arrogance ni provocation, mais un choix qui exige conviction.
Plus qu’un but, un leadership
Au coup de sifflet final, Mbappé et Díaz se retrouvent dans une accolade franche. Une image qui résume la soirée. Pour l’un, la confirmation d’un statut de leader technique et humain. Pour l’autre, une étape pour refermer une parenthèse douloureuse.
Le Real Madrid repart de Villarreal avec trois points et la tête du championnat. Mais surtout avec un vestiaire soudé, où la pression individuelle se transforme en responsabilité collective. Dans la course au titre, ce genre de détail ne compte jamais pour rien.
Oura KANTE
Malikunafoni










































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