Tirs meurtriers contre l’armée sénégalaise en Casamance : deux militaires tués
- il y a 2 heures
- 2 min de lecture

L’opération de destruction de champs de cannabis vire au drame près de la frontière gambienne. C’est une opération de routine qui s’est transformée en bain de sang. Jeudi 12 mars 2026, dans le secteur de Kadialock, à quelques encablures de la Gambie, des soldats sénégalais sont tombés dans un guet-apens. Le bilan provisoire fait état de deux militaires décédés et six autres grièvement blessés.
Une mission de sécurisation qui tourne court
Les faits se sont déroulés en pleine journée, alors que les éléments de la Zone militaire n°5 procédaient à l’éradication de plantations de chanvre indien, une culture illicite très présente dans cette partie méridionale du pays. C’est au cœur de cette intervention qu’un groupe d’hommes armés a ouvert le feu sur les forces loyalistes.
Selon des sources militaires jointes sur place, la riposte a été immédiate. Plusieurs assaillants ont été « neutralisés » durant l’échange de tirs, sans que l’état-major ne communique pour l’heure de chiffre précis sur les pertes ennemies.
La Casamance, terre de tous les dangers
Cet incident rappelle, si besoin était, la fragilité persistante de la région sud du Sénégal. La Casamance, séparée du reste du territoire par la Gambie, reste marquée par la présence de groupes armés et de trafics en tous genres. Malgré les efforts répétés de l’armée pour pacifier la zone, des poches d’insécurité subsistent, particulièrement dans les zones frontalières difficiles à contrôler.
Dans un communiqué sobre mais ferme, les autorités militaires ont tenu à réaffirmer leur détermination : « Ces attaques ne nous détourneront pas de notre mission. Nous poursuivrons jusqu’à leur terme les opérations visant à démanteler les réseaux criminels et à protéger les populations. »
Une enquête ouverte pour faire la lumière
Si les premières constatations évoquent un accrochage lié aux trafics de stupéfiants, les enquêteurs n’excluent aucune piste. La zone de Kadialock, connue pour être un point de passage sensible entre le Sénégal et la Gambie, pourrait également abriter des éléments plus radicaux que de simples trafiquants.
Les six soldats blessés ont été évacués vers un centre médical de la région. Leur pronostic vital ne serait pas engagé, selon un responsable hospitalier ayant requis l’anonymat.
Cette attaque intervient alors que l’armée sénégalaise avait multiplié ces derniers mois les opérations coup de poing en Casamance, avec des résultats jugés encourageants par le haut commandement. Un revers qui pose à nouveau la question de la sécurisation durable de cette région à la fois magnifique et tourmentée.
La Rédaction
Malikunafoni
AfrikMag




































Commentaires