google.com, pub-1938003301785998, DIRECT, f08c47fec0942fa0
top of page

Radio Libre Kayira prend ses distances avec Oumar Mariko et demande l’intervention de la justice

  • il y a 19 minutes
  • 2 min de lecture

 

« Les positions et initiatives de M. Oumar Mariko n’engagent en rien l’Association Radio Libre Kayira. » Par cette déclaration ferme, signée le 11 mai 2026 à Bamako, le président du Comité de gestion, Cheick Oumar Sissoko, marque une rupture nette entre l’organisation et l’ancien responsable politique.

 

Dans ce communiqué, l’association réagit à la dégradation récente de la situation sécuritaire au Mali, à la suite d’attaques coordonnées attribuées au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans et au Front de libération de l’Azawad. Radio Libre Kayira estime que ces violences ont profondément choqué la population et appelle à la défense de l’unité nationale.

 

L’association accuse Oumar Mariko d’avoir multiplié, ces derniers jours, des initiatives qu’elle juge contraires aux intérêts du pays. Elle fait notamment référence à une vidéo largement relayée dans laquelle l’ancien leader politique apparaissait auprès de combattants du JNIM, affirmant avoir facilité la libération de plusieurs otages maliens. Selon Radio Libre Kayira, cette mise en scène médiatique visait à présenter les groupes armés sous un jour favorable tout en critiquant les Forces armées maliennes et les autorités de la Transition.

 

Le communiqué évoque également une seconde vidéo, dont l’authenticité reste à confirmer, dans laquelle Oumar Mariko tiendrait des propos particulièrement graves. Il y serait question d’appels à la mutinerie au sein de l’armée, de discussions annoncées avec le FLA et d’un projet politique visant à prendre le pouvoir à Bamako. Pour les responsables de Radio Libre Kayira, de telles déclarations constituent une menace directe contre les institutions de l’État et contre l’armée nationale.

 

Face à cette situation, le Comité de gestion affirme se désolidariser totalement de l’ancien membre de l’association. Il rappelle que Radio Libre Kayira, fondée en novembre 1991, dit avoir toujours œuvré pour la promotion des valeurs démocratiques et patriotiques au Mali.

 

Dans sa déclaration, l’organisation condamne ce qu’elle qualifie de « trahison nationale » et demande à la justice malienne de faire toute la lumière sur les faits reprochés à Oumar Mariko. En sollicitant une application rigoureuse de la loi, Radio Libre Kayira souhaite que cette affaire soit traitée avec toute la fermeté nécessaire, dans un contexte où les questions de sécurité et de cohésion nationale demeurent au cœur des préoccupations des Maliens.

 

La Rédaction

Malikunafoni

 

 

 

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note*
bottom of page