Plus de 400 millions de FCFA envolés : la police démantèle un vaste réseau d’escroquerie à Bamako
- malikunafoninet
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Trente et une plaintes, des entreprises fantômes et des victimes laissées sans réponse. C’est le lourd bilan provisoire d’une affaire d’escroquerie d’envergure mise au jour à Bamako, après plusieurs semaines d’enquête discrète menée par les services de police de Yirimadio.
Tout commence par le signalement d’une victime, convaincue d’avoir été abusée dans le cadre d’un marché professionnel. À partir de cette plainte, la Brigade de Recherches engage un travail minutieux de recoupement, d’analyses et de vérifications. Peu à peu, un schéma récurrent apparaît : plusieurs victimes, des promesses similaires, et des sociétés qui disparaissent aussitôt les paiements effectués.
Selon les éléments de l’enquête, le suspect aurait bâti un système bien rodé. À travers la création de structures commerciales légalement constituées mais dépourvues d’activités réelles, il lançait des appels d’offres attractifs portant sur la fourniture de denrées alimentaires, de véhicules, de tricycles ou encore de matériels de bureau. Les victimes, souvent rassurées par l’existence de bureaux physiques dans différents quartiers de Bamako, procédaient aux paiements. Après quoi, tout contact devenait impossible.
L’enquête permet finalement d’identifier puis d’interpeller, le 16 janvier 2026, un homme de 42 ans, connu sous les initiales El Hadji B. C. À la date du 23 janvier 2026, 31 plaintes avaient déjà été officiellement enregistrées contre lui. Le préjudice financier provisoire est évalué à plus de 400 millions de francs CFA, un montant susceptible d’augmenter au fil des investigations.
Le mis en cause a été placé à la disposition de la justice. Les services d’enquête poursuivent désormais leurs travaux afin d’identifier d’éventuels complices et de retrouver d’autres victimes qui n’auraient pas encore porté plainte.
Cette opération s’inscrit dans la stratégie nationale de lutte contre la délinquance économique et financière, conduite par la Police nationale sous l’impulsion de sa hiérarchie, avec l’appui du ministère en charge de la Sécurité. À Yirimadio, les équipes engagées ont été saluées pour leur rigueur et leur professionnalisme.
Les autorités policières appellent, par ailleurs, les citoyens à faire preuve de vigilance et à signaler sans délai tout comportement suspect. Une coopération jugée essentielle pour prévenir ce type de criminalité, dont les conséquences fragilisent durablement la confiance économique et sociale.
Oura KANTE
Malikunafoni
Communication de la Direction Générale de la Police Nationale (Com’ DGPN)










































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