Plus de 4 000 conteneurs immobilisés : la chaîne logistique malienne sous tension
- malikunafoninet
- il y a 3 heures
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« Plus de quatre mille conteneurs vides restent bloqués sur le territoire malien. » Ce chiffre, communiqué début février par le Conseil malien des Chargeurs (CMC), met en lumière une situation devenue critique pour l’approvisionnement du pays et le fonctionnement de sa chaîne logistique.
Depuis plusieurs semaines, le retour des conteneurs vides vers le Port autonome de Dakar accuse un retard préoccupant. En cause : la non-restitution de ces équipements par certains chargeurs, transporteurs et transitaires opérant au Mali, selon les constats établis par le CMC.
D’après les données arrêtées au 2 février 2026, plus de 4 000 conteneurs sont concernés. Parmi eux, environ 2 800 appartiennent à la compagnie maritime MSC, tandis que près de 700 relèvent de Hapag-Lloyd. D’autres unités, issues de différentes lignes maritimes, sont également recensées sur le territoire.
Cette situation ne se limite pas à un simple dysfonctionnement logistique. Elle provoque une pénurie de conteneurs vides au port de Dakar, point stratégique pour le commerce extérieur malien. Une rareté qui perturbe les opérations d’importation, ralentit les flux commerciaux et expose les opérateurs économiques maliens à un durcissement des conditions imposées par les armateurs.
Les compagnies maritimes rappellent que les conteneurs constituent un maillon essentiel du transport international. Leur immobilisation prolongée peut engendrer des surcoûts, des retards de livraison et, à terme, fragiliser la compétitivité des échanges maliens.
Face à cette situation, le Conseil malien des Chargeurs appelle les détenteurs de conteneurs vides à procéder sans délai à leur restitution au Port de Dakar, conformément aux engagements contractuels et à la réglementation en vigueur.
Par ailleurs, le CMC signale qu’au 2 février 2026, 304 conteneurs restent toujours en souffrance au port sénégalais. Les propriétaires concernés sont invités à les retirer au plus tard le 24 février 2026. Passé ce délai, aucune mesure dérogatoire ne sera accordée.
À travers cet appel, les autorités espèrent un retour rapide à la normale afin de préserver la fluidité du commerce extérieur et d’éviter une aggravation des tensions logistiques dans les semaines à venir.
Oura KANTE
Malikunafoni










































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