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Plus de 23 millions de francs CFA envolés : la chute d’un faux “haut gradé” à Yirimadio

  • il y a 16 heures
  • 2 min de lecture

 

« Il promettait un avenir professionnel, il n’offrait qu’une illusion coûteuse. » À Yirimadio, un homme d’une trentaine d’années vient de voir son stratagème s’effondrer après avoir abusé de la confiance de plusieurs citoyens, pour un préjudice financier estimé à plus de 23,5 millions de francs CFA.

 

Selon des informations communiquées par la Police nationale, le suspect, connu sous les initiales S.S., surnommé « Papou », s’était construit une identité fictive de haut responsable travaillant pour un prétendu service secret de l’État. Une façade soigneusement entretenue, utilisée pour approcher des victimes en quête d’emploi ou de stabilité professionnelle.

 

La promesse d’un recrutement comme appât

 

Le mode opératoire était simple mais redoutablement efficace. Se présentant comme un intermédiaire influent, l’individu assurait pouvoir faciliter l’intégration de ses interlocuteurs au sein de structures publiques dites stratégiques. En échange, il exigeait des sommes importantes, présentées comme des « frais de dossier » ou des « garanties ».

 

Au fil des mois, plusieurs personnes se sont ainsi retrouvées dépouillées, convaincues par des discours bien rodés et une posture d’autorité soigneusement mise en scène. Le montant total soutiré dépasserait vingt-trois millions cinq cent mille francs CFA, selon les éléments de l’enquête.

 

Une interpellation ciblée et une enquête en cours

 

L’affaire a pris un tournant décisif le samedi 7 février 2026, lorsque les services du Commissariat de Police de Yirimadio, sous la conduite du Commissaire principal Modibo K. Diarra, ont procédé à l’interpellation du suspect. Celui-ci a été placé sous mandat de dépôt, tandis que les investigations se poursuivent afin d’identifier d’éventuels complices ou réseaux associés.

 

Vigilance citoyenne et fermeté des forces de l’ordre

 

Cette arrestation s’inscrit dans une dynamique plus large de lutte contre l’usurpation de fonction et les escroqueries, des infractions qui exploitent la vulnérabilité sociale et les attentes professionnelles de nombreux citoyens. Les autorités policières rappellent que nul recrutement au sein des structures publiques ne peut s’effectuer par des circuits informels ou moyennant paiement.

 

Dans ce contexte, le responsable du commissariat de Yirimadio a salué l’efficacité opérationnelle de ses équipes et lancé un appel à la population : signaler sans délai tout comportement suspect et éviter de céder aux promesses non vérifiées.

 

Un signal fort contre les faux intermédiaires

 

Au-delà de ce cas précis, cette affaire met en lumière un phénomène récurrent et les risques qu’il fait peser sur la cohésion sociale. Elle rappelle aussi la détermination des Forces de l’ordre à endiguer ces pratiques, conformément aux orientations de la Direction générale de la Police nationale, avec l’appui du ministère en charge de la Sécurité et de la Protection civile.

 

L’enquête ouverte pourrait, dans les prochains jours, révéler d’autres ramifications de cette escroquerie aux faux recrutements — un dossier suivi de près par les services compétents.

 

La Rédaction

Malikunafoni

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