Pharmacie au Mali : un dialogue relancé pour sortir d’une zone de turbulence
- 17 mars
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« Nul doute que cet échange permettra d’aboutir à un système accepté par tous. » Par ces mots, le ministre de la Santé et du Développement social, le Médecin Colonel-major Assa Badiallo Touré, a donné le ton d’une nouvelle étape de discussions avec les représentants des pharmaciens.
Au cœur des préoccupations, une question qui pèse lourd sur le fonctionnement du secteur : les retards accumulés dans le remboursement des prestations pharmaceutiques. Une situation qui fragilise les officines et alimente les tensions entre acteurs.
Face à cela, les syndicats SYNAPHARM et SYNAPPO ont remis sur la table leurs principales revendications lors d’une rencontre de travail avec les autorités. L’objectif n’était pas seulement de dresser un constat, mais d’explorer des solutions concrètes pour sortir de l’impasse financière.
Au-delà de cette urgence, les échanges ont élargi le débat à des enjeux plus profonds : l’organisation du secteur, le rôle de la régulation et la qualité du service rendu aux populations. Car derrière les difficultés des pharmaciens se joue aussi l’accès aux médicaments et la confiance dans le système de santé.
Les discussions, décrites comme ouvertes et sans détour, traduisent une volonté partagée d’apaisement. Pour les représentants syndicaux, ce cadre de concertation offre une opportunité de rétablir un climat de confiance, longtemps fragilisé.
Côté gouvernement, le pari est clair : stabiliser le secteur tout en posant les bases d’un fonctionnement plus performant et plus équitable.
Cette dynamique de dialogue pourrait marquer un tournant si elle se traduit rapidement par des mesures concrètes. Reste désormais à savoir si les engagements évoqués se transformeront en actions visibles pour les professionnels… et surtout pour les patients.
Oura KANTE
Malikunafoni




































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