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Paix et jeunesse : Interpeace veut ancrer son action au Burkina Faso

  • 12 août 2025
  • 2 min de lecture

La délégation d’Interpeace, conduite par Donatella Rostagno, coordinatrice des programmes de consolidation de la paix, est venue de Genève pour échanger directement avec les autorités sur les priorités nationales en matière de politique de jeunesse. Objectif : aligner les futures actions de l’ONG sur les besoins réels des jeunes Burkinabè et sur les orientations fixées par le gouvernement.

 

Un acteur mondial qui veut s’ancrer localement

 

Active depuis plus de trois décennies et présente dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest – Mali, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau – Interpeace est reconnue pour son approche inclusive. L’organisation place les jeunes au cœur des stratégies de prévention des conflits, conformément à la Résolution 2250 du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui reconnaît leur rôle central dans les dynamiques de paix et de sécurité.

 

Vers une coopération stratégique

 

Lors de l’audience, l’ONG a présenté ses réussites dans la sous-région et exprimé sa volonté de bâtir au Burkina Faso un partenariat solide et durable. Cette perspective intervient dans un contexte marqué par la Journée internationale de la jeunesse, placée cette année sous le thème « Pacte du futur : le Burkina que nous voulons – le rôle de la jeunesse pour un Burkina de paix et souverain ».

 

Pour le ministre Roland Somda, cette démarche s’inscrit parfaitement dans la vision du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, qui fait de la jeunesse un moteur du développement et un pilier de la stabilité nationale. Il s’est dit prêt à engager une collaboration « dynamique et constructive » avec Interpeace.

 

Une feuille de route commune en gestation

 

La rencontre a jeté les bases d’un programme de coopération qui pourrait rapidement se traduire par des initiatives concrètes sur le terrain : formation, entrepreneuriat, dialogue communautaire et actions citoyennes portées par les jeunes. Des projets qui devront conjuguer renforcement des capacités, autonomisation économique et participation active aux processus de paix.

 

En toile de fond, un même constat partagé : face aux défis sécuritaires et sociaux actuels, le rôle de la jeunesse burkinabè ne peut plus être cantonné à celui de simple bénéficiaire. Elle est appelée à devenir un véritable acteur de changement, capable d’influencer positivement l’avenir du pays.

 

Oura KANTÉ

Malikunafoni

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