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Numérisation de l’État : l’Angola mise sur un investissement massif dans les outils numériques

 

8,6 milliards de kwanzas. C’est le montant autorisé par les autorités angolaises pour renforcer l’infrastructure numérique de l’administration publique, à travers l’acquisition de licences logicielles destinées aux services de l’État.

 

La décision, prise par le président João Lourenço, vise à garantir la continuité des systèmes informatiques publics et à accélérer la transformation numérique de l’administration. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation de la gouvernance et d’amélioration de l’efficacité des services rendus aux citoyens.

 

Concrètement, cet investissement repose sur un partenariat engagé depuis juillet 2023 entre l’Institut de modernisation administrative (IMA) et l’entreprise technologique Microsoft. Au-delà de la fourniture de licences, l’accord prévoit un vaste programme de montée en compétences, avec la formation de dizaines de milliers de fonctionnaires, ainsi que l’intégration progressive du secteur éducatif dans l’écosystème numérique national.

 

Selon les projections officielles, près de 120 000 agents publics devraient bénéficier de formations spécialisées, tandis que plus de 160 000 enseignants et plusieurs millions d’étudiants seront intégrés aux plateformes numériques prévues par le programme. Les autorités angolaises misent également sur une rationalisation des dépenses, avec une réduction significative des coûts liés aux licences logicielles, estimée à environ 80 % par rapport aux prix standards du marché.

 

La mise en œuvre opérationnelle du processus a été confiée à l’IMA, habilité à conduire l’ensemble des démarches juridiques et contractuelles nécessaires. Une première phase prévoit la mise à disposition d’environ 80 000 licences dès cette année, marquant le démarrage effectif du programme.

 

Cette initiative intervient dans un contexte favorable pour l’Angola, qui a récemment amélioré son positionnement dans l’indice de maturité GovTech de la Banque mondiale. En 2025, le pays est passé d’un niveau intermédiaire à un palier supérieur, traduisant des avancées notables dans la digitalisation de l’action publique.

 

À terme, les autorités espèrent que cet investissement contribuera à une administration plus performante, plus connectée et mieux préparée aux exigences technologiques contemporaines, tout en ouvrant la voie à de nouvelles réformes numériques.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

ordonnance présidentielle n° 11/26 du 13 janvier 2026 ; Institut de modernisation administrative (IMA).

 

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