Nuit de la paix, La culture au service du vivre ensemble


En marge des festivités du 61e anniversaire de l’Indépendance du Mali, le Premier ministre a présidé, mardi soir au CICB, la Nuit de la paix. Au son de l’orchestre ‘’Badeya’’, commence cette cérémonie, les deux femmes représentent la région de Mopti, une zone en proie au terrorisme et aux conflits communautaires. « Je suis peule et ma partenaire est dogon. Nous allons chanter en bambara et en dogon. Nous allons chanter la paix car nous voulons que les conflits entre ethnies cessent, que le Mali retrouve sa cohésion d’antan et que nous formions plus qu’un. Cette soirée est un rassemblement festif autour du vivre ensemble et de la mise en valeur des différences et spécificités des populations du pays », raconte une représentante de Mopti. Au fil de la soirée, chaque région administrative était invitée à se produire. Plusieurs styles musicaux sont mis à l’honneur. Le rythme « Takamba » succède au chant des cantatrices, avant que les guitares utilisées pour le blues touareg se fassent entendre. « Je suis vraiment très ému de retrouver les autres camarades des autres régions ensemble ici. C’est ça la fierté du Mali, cette diversité », témoigne Dédo Messaoud, un musicien de Taoudénit. À ses côtés, Doundo Keïta, membre de la troupe de la région de Kayes. Il salue ce genre d’évènements. « On se côtoie, on se connait. Nous partageons la même chambre que les amis de Tao, de Kidal et de Ménaka. Et pendant ce séjour-là, on va se connaitre un peu et ça va amoindrir les frontières, ça va amoindrir les préjugés. Dans un pays en guerre, cette cérémonie est le symbole de la cohésion sociale que le Mali recherche. Pour revivre la paix et la cohésion sociale comme jadis au Mali…», se réjouit-il. Le colonel Ismaël Wagué, ministre de la Réconciliation nationale, a salué et encouragé les organisateurs de cette soirée combien symbolique au regard de l’objectif qui est de faire de la culture un vecteur de la cohésion sociale, de la recherche de la paix, d’intégration économique et sociale pendant et après la période de la transition. A l’en croire, elle permettra également de rappeler que les droits de l’homme ont été gravés en lettre d’or dans la charte de Kurukanfouga, déjà en 1236. Le colonel Wagué d’ajouter : « L’évènement bénéficie du soutien de l’ensemble des membres du gouvernement au regard du rôle que la culture a toujours joué dans la vie de la nation et l’évidence de son importance dans la construction de l’homme au plan social, politique économique, émotionnel, intellectuel», a-t-il dit. «Il répond aux multiples besoins urgents de la réconciliation nationale et du renforcement de la cohésion sociale et du vivre ensemble, des vertus séculaires et inaliénables au peuple malien», ajoute le ministre Wagué. Pour le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, l’évènement a pour but de rappeler à l’ensemble de la population malienne, du Nord au Sud, le riche patrimoine légué par les ancêtres en matière du vivre ensemble. Aujourd’hui, la reconstruction d’un nouvel Etat et d’une nouvelle Nation dominent les besoins récemment exprimés par l’ensemble des forces vives de la nation, surtout dans le secteur de la paix et de la sécurité. Pour le patron du département en charge de la culture, cette activité est