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Migration et développement : Ouagadougou attend des résultats tangibles de l’OIM

  • 8 janv.
  • 2 min de lecture

 

À l’heure où les enjeux migratoires pèsent de plus en plus sur les équilibres économiques et sociaux du Burkina Faso, le gouvernement veut voir les partenaires internationaux passer du discours à l’impact réel. C’est le message délivré le mardi 6 janvier 2026 par le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, lors d’un échange avec le chef de mission de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), David Coomber, à Ouagadougou.

 

Au cœur de la rencontre, la contribution de l’agence onusienne aux efforts nationaux en matière de migration, d’emploi et d’autonomisation. L’OIM a exposé les axes majeurs de son action dans le pays, notamment l’appui au retour volontaire des migrants, leur réintégration économique, ainsi que des programmes ciblant l’insertion professionnelle des jeunes et le renforcement des capacités des femmes.

 

L’alignement stratégique, mais sous conditions

 

Soucieuse de s’inscrire dans la dynamique nationale, l’OIM a fait part de sa volonté d’adosser l’ensemble de ses interventions aux priorités définies dans le Plan national de développement (PND) 2026-2030. Une orientation accueillie favorablement par les autorités burkinabè, pour qui la cohérence des actions des partenaires est essentielle dans un contexte de ressources limitées.

 

Mais au-delà des intentions, le ministre Nacanabo a posé un cadre clair : les engagements doivent désormais se traduire par des actions visibles, mesurables et directement bénéfiques pour les populations. Autrement dit, des projets capables de produire des résultats concrets sur le terrain, tant en matière d’emplois que de stabilisation sociale.

 

Des attentes fortes face aux défis migratoires

 

Cette prise de position intervient dans un contexte où la migration, interne comme externe, demeure un défi majeur pour le Burkina Faso, confronté à la fois à l’insécurité, au chômage des jeunes et aux pressions économiques. Le gouvernement attend donc des partenaires techniques et financiers qu’ils accompagnent ces priorités avec pragmatisme et efficacité.

 

Les prochains mois devraient permettre d’évaluer la traduction opérationnelle de ces échanges, à mesure que les programmes de l’OIM s’inscriront — ou non — dans les objectifs du nouveau cycle de développement national.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

DCRP / Ministère de l’Économie et des Finances (MEF).

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