MAECI : les femmes diplomates renforcent leurs compétences face aux nouveaux défis internationaux
- 11 déc. 2025
- 2 min de lecture

« Préparer notre diplomatie aux batailles de demain, c’est investir aujourd’hui dans celles et ceux qui la portent », a affirmé le Secrétaire général du ministère, l’Ambassadeur Seydou COULIBALY, en ouvrant une session de formation dédiée aux femmes cadres du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.
Ce jeudi 11 décembre 2025, la Direction des Ressources humaines, appuyée par l’Association des Femmes des Affaires étrangères (AFAE), a réuni une trentaine d’agentes du Département pour un renforcement des capacités centré sur les pratiques diplomatiques contemporaines et les nouveaux outils d’influence.
Un contexte international en pleine turbulence
Dans son allocution d’ouverture, l’Ambassadeur COULIBALY a dressé un tableau lucide de l’environnement mondial : montée des violences, retour des rapports de force, fragilisation du multilatéralisme, gouvernance internationale en perte de souffle. Autant d’éléments qui, selon lui, obligent la diplomatie malienne à se doter d’un personnel mieux formé, plus agile et davantage préparé à naviguer dans cette ère d’incertitudes.
« Cette session n’est pas seulement une formation, mais un investissement stratégique », a-t-il insisté, soulignant la nécessité d’une diplomatie malienne proactive, capable de défendre les intérêts du pays sur tous les fronts — politiques, économiques, géostratégiques et même informationnels.
Le rôle des femmes au cœur de la dynamique diplomatique
Le ministre Abdoulaye DIOP, intervenant au sein du panel, a rappelé la place incontournable des femmes dans le rayonnement international du Mali. Pour lui, la compréhension commune des nouveaux enjeux géopolitiques, sécuritaires, économiques et sous-régionaux est indispensable, surtout dans un contexte marqué par :
· L’ascension de la Confédération des États du Sahel (AES),
· La redéfinition des partenariats internationaux du Mali,
· Les mutations de la gouvernance publique,
· Et la montée des rivalités mondiales autour des ressources stratégiques du Sahel.
Le ministre a souligné que cette région, riche en minerais critiques et en potentiel énergétique, attise les rivalités internationales et nourrit ce qu’il appelle des « conflits hybrides », dont le terrorisme constitue aujourd’hui l’expression la plus violente.
Se former pour mieux défendre les intérêts du Mali
Face à ces défis, le ministre DIOP a insisté sur la nécessité d’une mise à niveau continue des compétences. Il a notamment appelé à :
· Une appropriation approfondie de la politique extérieure du Mali,
· Une parfaite maîtrise des outils diplomatiques modernes,
· Et une vigilance accrue face aux offensives médiatiques, économiques et sécuritaires visant le pays.
Il a salué l’engagement des femmes du ministère, dont la contribution constante au rayonnement international du Mali reste, selon lui, un pilier essentiel de la politique extérieure nationale.
Un investissement pour l’avenir
Au terme de la session, les participantes ont exprimé leur satisfaction face à cette initiative qui valorise les compétences féminines et prépare les cadres à assumer davantage de responsabilités au sein du Département.
La tenue d’autres sessions thématiques est déjà envisagée, preuve de la volonté du MAECI de bâtir, pas à pas, une diplomatie plus forte et mieux armée pour les mutations à venir.
Oura KANTE
Malikunafoni




































Commentaires