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Lutte contre la corruption : l’ARGASC muscle ses outils de gestion des avoirs illicites

  • 24 janv.
  • 2 min de lecture

 

« Sans règles claires et partagées, l’action publique perd en efficacité. » Le rappel, formulé lors d’un atelier tenu à Bamako, résume l’enjeu central de la démarche engagée par l’Agence de Recouvrement et de Gestion des Avoirs Saisis ou Confisqués (ARGASC) : structurer durablement ses méthodes face aux défis de la lutte contre la corruption.

 

Réunis les 22 et 23 janvier 2026 à l’hôtel Maeva Palace, magistrats, responsables de services judiciaires et cadres de l’ARGASC ont participé à un atelier consacré à la validation d’un guide dédié aux saisies et confiscations. Un document technique, mais stratégique, destiné à encadrer une étape sensible de la chaîne judiciaire : la gestion des biens issus d’infractions économiques et financières.

 

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée sous la présidence d’Ibrahim Berthe, Conseiller technique au ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, représentant le Garde des Sceaux. À ses côtés figuraient le Directeur général de l’ARGASC ainsi qu’un représentant du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), partenaire clé du processus.

 

Dans son intervention, M. Berthe a insisté sur la portée structurante de ce nouveau guide. Conçu pour compléter le manuel de procédures administratives, financières et comptables déjà en vigueur, l’outil vise à harmoniser les pratiques, sécuriser les décisions et renforcer la crédibilité de l’Agence dans l’exercice de ses missions. L’objectif affiché : disposer de références claires et partagées pour garantir transparence, cohérence et efficacité dans le traitement des avoirs saisis ou confisqués.

 

Au-delà de l’aspect technique, les échanges ont permis de rappeler le rôle central de l’ARGASC dans le dispositif national de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite. La gestion rigoureuse des biens récupérés par la justice constitue en effet un levier essentiel pour restaurer la confiance du public et assurer que les fruits de la délinquance économique ne profitent plus à leurs auteurs.

 

L’atelier s’inscrit dans le cadre du Projet d’Appui à la Lutte Contre la Corruption et l’Enrichissement Illicite, deuxième phase (LUCCEI 2), mis en œuvre avec l’appui du PNUD. À l’issue des travaux, la validation définitive du guide devrait ouvrir la voie à son application effective sur l’ensemble du territoire, marquant une nouvelle étape dans la consolidation de la gouvernance judiciaire au Mali.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme (MJDH).

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