google.com, pub-1938003301785998, DIRECT, f08c47fec0942fa0
top of page

« Leur plan a échoué » : après les attaques du 25 avril, le Mali promet une traque totale des groupes terroristes

  • il y a 2 heures
  • 3 min de lecture

 

« Ce choix a un prix, et nous en sommes conscients. » La phrase est lourde de sens. Elle résume l’état d’esprit d’un pays qui, une fois de plus, vient d’être frappé en plein cœur. Dans la nuit du 25 avril 2026, six localités maliennes – Bamako, Kati, Konza, Mopti, Gao et Kidal – ont été visées par une série d’attaques d’une rare violence. Coordonnées, simultanées, complexes : les mots du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, ne laissent aucun doute sur la préparation minutieuse de l’opération.

 

L’objectif des assaillants était clair : « installer un climat de violence généralisée ». Mais sur ce point, le chef de l’État a été tout aussi net : le plan a échoué. Grâce à la réactivité des Forces armées et de Sécurité, un « violent coup d’arrêt » a été opposé. Dès le lendemain, la situation était sous contrôle, les opérations de « rétroaction » (autrement dit, les actions de poursuite et de nettoyage) se poursuivaient, et le dispositif militaire renforcé.

 

Un ministre de la Défense tombé au combat

 

Parmi les pertes, une disparition a particulièrement marqué la Nation. Le général de corps d’armée Sadio Camara, ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, a été tué. Le président Goïta lui a rendu un hommage appuyé, saluant un officier « qui a servi le Mali avec loyauté, courage et dignité ». Une perte « immense », a-t-il répété, adressant ses condoléances à la famille, aux proches et à l’ensemble des forces de défense.

 

Dans son allocution, le président n’a pas seulement dressé un bilan. Il a aussi livré une analyse politique : ces attaques ne sont pas des faits isolés. Elles s’inscrivent, selon lui, dans un « vaste plan de déstabilisation », mené par des groupes armés terroristes aidés par des « sponsors internes et externes » qui fournissent renseignement et logistique.

 

Souveraineté et « sursaut national »

 

Face à l’épreuve, le ton du chef de l’État est demeuré ferme. Pas question de renoncer à la « refondation » du pays. « Notre peuple a fait un choix : celui de la souveraineté et de la dignité », a-t-il rappelé. Un choix qui implique des sacrifices, mais qu’il considère comme le seul viable pour offrir aux générations futures un « avenir libre, juste et prospère ».

 

Au-delà de la riposte militaire, Assimi Goïta a appelé à un « sursaut national ». Il a demandé à chaque citoyen, dans chaque quartier, fraction ou village, de faire preuve de vigilance et de responsabilité. Il a aussi mis en garde contre un danger souvent sous‑estimé en temps de crise : la désinformation. « Les rumeurs, les messages d’affolement, les manipulations », a-t-il prévenu, « peuvent devenir une arme au service des terroristes. »

 

Sur le plan régional, le président a salué la « synergie d’action » au sein de la Confédération des États du Sahel, dont la force unifiée travaille à la pacification de l’espace. Il a également remercié des partenaires stratégiques, notamment la Fédération de Russie, pour la qualité de leur coopération.

 

Aide aux victimes et poursuite des opérations

 

Concrètement, le gouvernement a reçu l’instruction de renforcer l’assistance aux victimes, de soutenir les familles endeuillées et d’accompagner les blessés. La solidarité nationale, a insisté le président, ne doit pas rester un « vain mot ».

 

Enfin, le message se voulait résolument tourné vers l’avenir. « Aucune violence, aucune intimidation, encore moins des tentatives désespérées de déstabilisation ne sauront inverser la marche de notre pays », a martelé le général Goïta. La traque des groupes impliqués se poursuivra « jusqu’à leur neutralisation complète », et la refondation du Mali, quoi qu’il en coûte, « se poursuivra ».

 

À l’issue de ce discours, une question reste en suspens : après un tel choc, le « sursaut national » appelé de ses vœux par le président parviendra‑t‑il à transformer l’épreuve en sursaut de cohésion durable ? La réponse se jouera dans les jours et les semaines à venir, sur le terrain comme dans la résilience des populations.

 

La Rédaction

Malikunafoni

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note*
bottom of page