Le Rwanda menace de retirer ses troupes du Mozambique pour cause de financement insuffisant
- 16 mars
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Depuis 2017, la province de Cabo Delgado, dans le nord du Mozambique, est en proie à une insurrection terroriste qui a déjà fait près de 6 400 morts. Pour soutenir les autorités mozambicaines dans leur lutte contre les groupes armés, le Rwanda avait déployé 1 000 soldats sur le terrain. Mais cette mission pourrait prendre fin abruptement.
Le gouvernement rwandais réclame désormais 20 millions d’euros pour continuer à maintenir ses forces dans la région. Selon Kigali, le coût réel de l’opération est dix fois supérieur à cette somme, mais il n’en reçoit pas la compensation. Les autorités rwandaises insistent sur le fait que leur contingent assure la sécurité non seulement des populations locales, mais également des investissements étrangers, notamment dans le secteur énergétique.
Cabo Delgado attire en effet l’attention de plusieurs géants du pétrole et du gaz. Après une interruption de cinq ans à cause des attaques terroristes, le groupe français TotalEnergies a relancé fin janvier un projet gazier majeur. Les italiens d’ENI et les américains d’ExxonMobil suivent également de près les opportunités offertes par cette région riche en ressources naturelles.
Cette tension financière entre le Mozambique et le Rwanda survient à un moment critique, alors que la stabilité de Cabo Delgado reste fragile et que les entreprises internationales comptent sur un contexte sécuritaire solide pour développer leurs projets. Si Kigali retire ses troupes, la lutte contre les terroristes pourrait être compromise et les investissements étrangers menacés.
La Rédaction
Malikunafoni
Africanews




































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