Insertion professionnelle des jeunes : le programme PartICIP poursuit sa montée en puissance
- il y a 3 heures
- 2 min de lecture

« La jeunesse doit rester au cœur des priorités nationales. » C’est dans cet esprit que la deuxième session du Comité de pilotage du programme Partenariat pour l’Insertion via les Compétences Impulsées par le Secteur Privé (PartICIP) s’est tenue le jeudi 2 avril 2026, sous la présidence de la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck.
La rencontre a rassemblé les membres du comité de pilotage ainsi que plusieurs partenaires techniques, notamment des représentants de la coopération suisse et du consortium chargé de la mise en œuvre du programme. L’objectif était d’évaluer l’état d’avancement du projet et d’orienter les prochaines étapes de son déploiement.
Dans son intervention, la ministre a rappelé que l’insertion professionnelle des jeunes constitue un pilier majeur des politiques publiques actuelles. Elle a souligné que cette orientation s’inscrit dans la vision portée par le président de la Transition, Assimi Goïta, et mise en œuvre par le gouvernement dirigé par le Premier ministre Abdoulaye Maïga. Selon elle, la formation professionnelle et l’accès à l’emploi représentent aujourd’hui des leviers essentiels pour répondre aux attentes de la jeunesse malienne.
Le programme PartICIP bénéficie d’un financement de plus de 5 milliards de francs CFA accordé par la coopération suisse pour une période de quatre ans. Il vise à former et insérer 4 000 jeunes Maliens âgés de 15 à 35 ans d’ici 2027, avec une attention particulière accordée à la participation féminine, fixée à au moins 40 % des bénéficiaires.
Les premiers résultats sont déjà visibles. À la fin de l’année 2025, plus de 1 200 jeunes avaient intégré des parcours de formation dans différents métiers identifiés comme porteurs par le secteur privé. Ces formations reposent notamment sur des dispositifs d’apprentissage alternant formation et pratique en entreprise, afin de rapprocher les compétences acquises des besoins réels du marché du travail.
Au-delà de l’accompagnement direct des jeunes, le programme participe également à des réformes plus larges du système de formation professionnelle. Parmi les initiatives engagées figurent la mise en place d’un cadre national de certification destiné à améliorer la reconnaissance des qualifications, la création d’un système d’information pour mieux piloter les politiques de formation, ainsi que le renforcement du rôle des conseils régionaux dans l’adaptation des offres de formation aux réalités économiques locales.
Du côté des partenaires, la coopération suisse a salué les avancées enregistrées depuis le lancement du programme. Son représentant, Jean‑Michel Limat, a notamment mis en avant l’implication des différents acteurs, qu’il s’agisse des institutions publiques, du secteur privé ou des collectivités territoriales.
À l’issue de cette session, les participants ont insisté sur la nécessité de consolider les acquis et d’accélérer la mise en œuvre de certaines actions afin de garantir la durabilité des dispositifs mis en place. La prochaine étape consistera notamment à renforcer l’ancrage territorial du programme pour toucher davantage de jeunes dans les différentes régions du pays.
Oura KANTE
Malikunafoni




































Commentaires