Inde-Mali : le cinéma comme passerelle diplomatique et culturelle
- malikunafoninet
- 17 août 2025
- 2 min de lecture

« Le cinéma n’est pas seulement un art, c’est un langage universel qui rapproche les peuples », a rappelé vendredi soir un invité au Centre international de conférences de Bamako, lors de l’ouverture du Festival de Films Inde-Mali.
Organisée conjointement par l’Ambassade de l’Inde et le ministère malien de la Culture, cette rencontre se veut plus qu’un simple rendez-vous artistique. Elle incarne une volonté partagée de bâtir des ponts entre deux nations liées par une amitié ancienne, mais encore peu explorée sur le plan culturel.
Un festival sous le signe de la coopération Sud-Sud
L’événement, placé sous la présidence du ministre Mamou Daffé, représenté par son secrétaire général Mahamadou dit Koumbouna Diarra, s’inscrit dans le sillage de l’Année de la Culture 2025 proclamée par le président de la Transition, Assimi Goïta. Il met en lumière l’idée que la diplomatie culturelle peut être un outil efficace pour renforcer les relations internationales, loin des canaux purement politiques ou économiques.
En choisissant le cinéma comme vecteur, l’Inde et le Mali privilégient un domaine capable de toucher directement les sociétés civiles. Bollywood, géant mondial de l’industrie cinématographique, se met ainsi au service d’un dialogue fertile avec « Maliwood », un concept en gestation qui nourrit l’ambition de repositionner le cinéma malien sur la scène internationale.
Hommages et reconnaissance
La soirée d’ouverture a également été un moment de reconnaissance pour des figures emblématiques du septième art malien. Cheick Oumar Sissoko, réalisateur et ancien ministre de la Culture, ainsi que l’actrice Fatoumata Coulibaly, ont reçu des trophées honorifiques, saluant leur contribution à l’éclosion d’un cinéma national engagé et créatif.
Parallèlement, des prix ont été décernés aux lauréats d’un concours cinématographique, confirmant la volonté des organisateurs de donner la parole à une nouvelle génération de créateurs.
Trois jours pour créer des synergies
Le festival s’étend sur trois jours, au rythme des projections, des échanges professionnels et des rencontres entre acteurs des deux industries. Ces activités visent à établir des passerelles concrètes, de la formation des techniciens à la coproduction de films, en passant par la diffusion croisée des œuvres.
Une opportunité pour le Mali
Dans un contexte où l’industrie cinématographique malienne peine à retrouver son lustre d’antan, cet événement peut marquer un tournant. Selon plusieurs observateurs présents, la dynamique ouverte par ce partenariat Sud-Sud pourrait non seulement revitaliser la production nationale, mais aussi offrir aux talents maliens une ouverture vers les marchés internationaux.
Au-delà des écrans, ce festival illustre comment la culture devient un pilier de la diplomatie. Et comme l’a souligné un intervenant, « le cinéma permet de raconter nos histoires, mais surtout de les partager avec le monde ».
Oura KANTÉ
Malikunafoni










































Commentaires