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Diplomatie malienne : deux nouvelles missions, une même ligne de conduite

 

Koulouba, 29 janvier 2026 — À travers deux audiences tenues le même jour au palais présidentiel, les autorités maliennes ont donné un signal clair : la diplomatie doit désormais s’inscrire dans une logique d’efficacité, de souveraineté assumée et de retombées concrètes pour les populations.

 

Le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a reçu successivement deux nouveaux représentants du Mali à l’étranger, appelés à porter cette vision dans des contextes régionaux et internationaux distincts mais stratégiques : l’Angola et le Rwanda.

 

L’Angola, entre mémoire diplomatique et coopération à consolider

 

Nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire auprès de la République d’Angola, Seydou Coulibaly entame sa mission avec un double héritage. D’un côté, une relation politique jugée solide entre Bamako et Luanda ; de l’autre, une mémoire diplomatique marquée par l’engagement historique du Mali pour la paix sur le continent africain.

 

Lors de l’audience, le Chef de l’État a insisté sur la nécessité de donner une nouvelle impulsion à la coopération bilatérale, en l’orientant vers des résultats tangibles. La protection des ressortissants maliens vivant en Angola figure parmi les priorités, tout comme la défense constante des intérêts nationaux dans le respect des principes de souveraineté et d’indépendance des choix stratégiques du Mali.

 

Pour le nouvel Ambassadeur, la mission consistera également à expliquer, sans filtre ni complaisance, la dynamique de refondation engagée au Mali. Réformes institutionnelles, nouvelles orientations politiques et rôle de la diaspora dans l’effort national devront être mieux compris par les partenaires angolais.

 

Le Rwanda, un partenariat à structurer dans la durée

 

À Kigali, c’est une diplomatie de consolidation qui attend le Général de brigade Boubacar Diallo, nouvel Ambassadeur du Mali en République du Rwanda. Le Président de la Transition lui a transmis des instructions précises, articulées autour de trois axes majeurs : la sécurité, l’économie et l’action diplomatique.

 

Le Rwanda, reconnu pour son positionnement en matière de sécurité régionale, d’innovation et de développement économique, représente un partenaire à fort potentiel. Mais les autorités maliennes entendent aller au-delà des intentions. Il s’agit désormais de traduire les accords existants en projets concrets, notamment ceux issus des travaux de la Commission mixte de coopération entre les deux pays.

 

Dans un contexte international marqué par la circulation rapide d’informations parfois biaisées, l’Ambassadeur Diallo devra aussi porter un discours équilibré sur la situation du Mali, tout en mettant en avant les opportunités économiques offertes aux investisseurs et entrepreneurs maliens.

 

Une diplomatie recentrée sur l’intérêt national

 

Ces deux prises de contact illustrent une même exigence : faire de la représentation diplomatique un outil actif au service de la paix, du développement et de la crédibilité internationale du Mali. À Luanda comme à Kigali, les nouveaux ambassadeurs sont appelés à conjuguer loyauté institutionnelle, clarté du message et efficacité de l’action.

 

À mesure que le Mali redéfinit ses priorités sur la scène internationale, ces missions diplomatiques seront scrutées comme des indicateurs de la capacité du pays à transformer ses orientations politiques en partenariats utiles et durables.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

 

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