Guinée : dissolution de 40 partis politiques, les grandes formations historiques balayées
- il y a 2 jours
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« Le non-respect des obligations légales par plusieurs formations politiques impose des mesures fermes », indique l’arrêté signé par le ministre guinéen de l’Administration du territoire, Ibrahima Kalil Condé. Dans la nuit du vendredi 6 mars 2026, les autorités de Guinea ont annoncé une décision politique d’une ampleur rarement observée dans l’histoire récente du pays : quarante partis politiques ont été officiellement dissous.
Les grandes figures politiques directement touchées
· Parmi les formations concernées figurent trois partis majeurs qui ont structuré la vie politique guinéenne pendant près de deux décennies.
· Le premier est le Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG Arc‑en‑ciel), formation associée à l’ancien président Alpha Condé.
· Sont également dissous l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), dirigée par Cellou Dalein Diallo, ainsi que l’Union des Forces Républicaines (UFR) de Sidya Touré.
· Ces trois formations ont longtemps dominé l’échiquier politique guinéen, occupant une place centrale dans les scrutins présidentiels et législatifs depuis les années 2000.
Une sanction pour « manquement » aux obligations
Dans son arrêté, le ministère évoque des « manquements » aux obligations administratives et réglementaires imposées aux partis politiques. Les autorités reprochent notamment à certaines formations de ne pas s’être conformées aux exigences fixées dans le cadre de la réorganisation du paysage politique.
Cette mesure intervient dans un contexte de refonte des institutions politiques engagée depuis l’arrivée au pouvoir de la transition conduite par le général Mamadi Doumbouya.
Un séisme politique inédit
La disparition simultanée d’autant de partis, dont plusieurs poids lourds historiques, marque un tournant majeur dans la vie politique guinéenne. Pour de nombreux observateurs, une telle décision n’avait encore jamais été prise à cette échelle dans le pays.
Elle pourrait profondément modifier l’équilibre politique national et redessiner la scène partisane à l’approche des prochaines étapes du processus de transition.
Reste désormais à savoir quelles seront les réactions des leaders politiques concernés et si de nouvelles formations ou alliances émergeront dans les semaines à venir pour combler ce vide politique.
Oura KANTE
Malikunafoni
News Afrique




































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