Guinée-Bissau : après deux mois sous contrôle militaire, Domingos Simões Pereira retrouve la liberté
- malikunafoninet
- il y a 13 heures
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« Rentrer chez soi après soixante jours d’isolement est déjà un message politique. » Vendredi 30 janvier, Domingos Simões Pereira a de nouveau franchi le seuil de son domicile à Bissau. Un retour discret, mais lourd de sens, après plus de deux mois passés sous la garde de l’armée bissau-guinéenne.
Figure centrale de l’opposition, l’ancien Premier ministre avait été interpellé le 26 novembre dernier, à un moment charnière de la vie politique nationale. Son arrestation est intervenue à la veille de l’annonce des résultats provisoires de l’élection présidentielle et des législatives, dans un contexte de fortes tensions institutionnelles.
Selon les informations disponibles, sa détention s’est déroulée sous la surveillance des forces armées, avant qu’une mission sénégalaise, dépêchée par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ne supervise les conditions de sa libération et son retour à la vie civile.
Cette séquence s’inscrit dans une période de rupture brutale de l’ordre constitutionnel en Guinée-Bissau. Un coup de force militaire a conduit à l’éviction du président sortant, Umaro Sissoco Embalo, et à la suspension du processus électoral en cours, plongeant le pays dans une nouvelle zone d’incertitude politique.
Le retour de Domingos Simões Pereira à son domicile ne marque pas seulement la fin d’une détention prolongée. Il relance aussi les interrogations sur l’avenir du dialogue politique, le rôle de l’armée dans la transition et la capacité des acteurs régionaux à accompagner une sortie de crise durable.
Reste désormais à savoir si cette libération ouvrira la voie à une désescalade politique ou si elle ne constitue qu’une étape provisoire dans une crise institutionnelle encore loin de son épilogue.
Oura KANTE
Malikunafoni
AfrikMag










































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