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Grande Muraille Verte : les ministres de l’Environnement relancent la dynamique à Bamako

  • 28 juin 2025
  • 2 min de lecture

Réunis à Bamako ce jeudi 27 juin 2025, les ministres de l’Environnement des 11 pays membres de l’Agence panafricaine de la Grande Muraille Verte ont tenu la 10ᵉ session de leur Conseil. Une rencontre stratégique visant à refonder l’organisation autour de nouveaux engagements écologiques, économiques et institutionnels.

 

"La Grande Muraille Verte est un levier de souveraineté écologique et économique pour nos États", a insisté Daouda Ngom, ministre sénégalais de l’Environnement, appelant à un réengagement collectif autour de cette initiative continentale.

 

Une ambition panafricaine renouvelée

 

Sous la présidence du Premier ministre malien, le Général de division Abdoulaye Maïga, les travaux ont réaffirmé l’objectif central du programme : lutter contre la désertification, restaurer les terres dégradées et renforcer la résilience des communautés sahéliennes, sur un corridor de 8 000 km de long et 15 km de large, du Sénégal à Djibouti.

 

Créée en 2010 à N'Djamena, l’Agence panafricaine de la Grande Muraille Verte veut aujourd’hui s’adapter aux nouveaux défis environnementaux et économiques, tout en accélérant la mise en œuvre de ses projets.

 

Refonte stratégique et gouvernance en chantier

 

Les ministres ont validé plusieurs textes fondamentaux : documents de planification et de gestion, état d’avancement du recrutement du nouveau Secrétaire exécutif, et point sur les contributions financières des États membres.

 

Autres priorités abordées : la construction du futur siège de l’Agence à Nouakchott, et la préparation de la Conférence des Chefs d’État, prévue au Mali en octobre prochain.

 

L’appel à une transition verte inclusive

 

La ministre malienne de l’Environnement, Mariam Doumbia Tangara, présidente en exercice de la session, a salué les efforts convergents pour faire de la Grande Muraille Verte un moteur de transition écologique, souveraineté alimentaire et économie verte.

 

Les ministres ont également examiné la nouvelle stratégie continentale, alignée sur les priorités de l’Union africaine et de la CEN-SAD, plaçant l’humain et les territoires au cœur de la restauration écologique du Sahel.

Rendez-vous est donné en octobre, pour un sommet qui devra traduire ces engagements politiques en actions concrètes sur le terrain.

 

Oura KANTÉ

Malikunafoni

 

 

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