Cinq ans de Transition : le gouvernement expose son bilan directement aux citoyens
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« Nous avons voulu venir expliquer ce qui a été fait et écouter les préoccupations des populations. » C’est dans cet esprit de dialogue que plusieurs membres du gouvernement se sont retrouvés, mardi au Centre international de conférences de Bamako, pour un exercice inédit d’échanges directs avec les citoyens.
Organisée dans le cadre de la commémoration des cinq années de leadership du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, cette rencontre a permis aux Maliens de découvrir les principales réalisations enregistrées dans plusieurs secteurs stratégiques du pays. Au-delà de la présentation des résultats, l’objectif était également de favoriser un dialogue ouvert entre les responsables publics et les populations.
Parmi les interventions les plus attendues figurait celle du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène. Face au public, il a dressé le panorama des transformations engagées dans les domaines du numérique, de la communication et de la réforme administrative.
Selon lui, le Mali a franchi plusieurs étapes importantes dans la consolidation de sa souveraineté numérique. L’élaboration d’une nouvelle politique nationale dédiée à l’économie numérique, l’adoption d’une stratégie nationale de cybersécurité ainsi que la création d’une agence spécialisée dans la protection des systèmes d’information illustrent cette volonté de mieux préparer le pays aux défis technologiques contemporains.
Le ministre a également mis en avant les investissements réalisés pour renforcer les infrastructures numériques. L’extension du réseau de fibre optique, la mise en service du centre national de données de haut niveau et le développement de solutions numériques souveraines figurent parmi les projets présentés comme des acquis majeurs de ces dernières années.
Dans le secteur des télécommunications, l’État malien a également renforcé sa présence à travers une opération stratégique portant sur la licence de la SOTELMA. Une décision qui, selon les autorités, participe à la consolidation de la souveraineté nationale dans un domaine devenu essentiel au développement économique.
La modernisation de l’administration a également occupé une place importante dans les échanges. Les avancées enregistrées dans la numérisation de plusieurs services publics ont été rappelées, notamment pour les documents administratifs les plus sollicités par les citoyens. Les autorités travaillent également à la généralisation de nouveaux outils numériques destinés à simplifier les démarches administratives et à rapprocher davantage l’administration des usagers.
Le secteur de la communication n’a pas été en reste. Les responsables ont souligné le renforcement des médias publics, marqué notamment par une meilleure couverture régionale de l’information grâce à l’opérationnalisation de structures de production audiovisuelle à travers le pays. La relance de l’Agence malienne de presse et de publicité a également été présentée comme un élément important du dispositif national d’information.
Autre chantier évoqué : la formation des jeunes aux métiers du numérique. Les initiatives menées à Bamako ont permis à de nombreux jeunes, y compris des femmes, d’acquérir des compétences recherchées sur le marché de l’emploi, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives d’insertion professionnelle.
Les participants ont également été informés des efforts entrepris pour renforcer la sécurité urbaine à travers le déploiement de systèmes modernes de surveillance dans plusieurs villes du pays, ainsi que des réformes engagées pour relancer les services postaux et favoriser l’inclusion financière.
Au-delà du secteur de la communication et du numérique, les ministres présents ont présenté les résultats obtenus dans les domaines de la jeunesse, des sports, de la culture, de l’artisanat, du tourisme et de la promotion de la femme et de l’enfant. Chaque intervention a donné lieu à des échanges avec le public, permettant aux citoyens de poser directement leurs questions et de partager leurs préoccupations.
Cette rencontre illustre la volonté affichée des autorités de renforcer la proximité avec les populations et d’instaurer un dialogue régulier autour des politiques publiques. Une démarche qui pourrait être reconduite afin de maintenir un lien direct entre les décideurs et les citoyens sur les grands enjeux du développement national.
Oura KANTE
Malikunafoni
CCOM/MCENMA.




































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