Gouvernance : le Mali renforce ses capacités pour l’élaboration du Rapport national
- 15 déc. 2025
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Vingt-deux ans après son adhésion au MAEP, le Mali remet la gouvernance au centre du débat. Un atelier de formation consacré à l’élaboration du Rapport national de gouvernance (RNG) s’est ouvert le lundi 15 décembre 2025 à l’École de maintien de la paix, à Bamako, à l’initiative des autorités maliennes.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, en présence des membres de la Commission nationale de gouvernance du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (CNG-MAEP) et de plusieurs acteurs impliqués dans le processus.
Un outil clé pour l’autoévaluation nationale
Cet atelier vise à renforcer les compétences nationales en matière d’autoévaluation de la gouvernance, pilier central du MAEP auquel le Mali a adhéré le 28 mai 2003. À travers des sessions techniques et des échanges méthodologiques, les participants sont appelés à s’approprier les outils nécessaires à l’élaboration d’un Rapport national de gouvernance crédible, rigoureux et utile à la conduite des politiques publiques.
Dans son intervention, le ministre a insisté sur l’importance de ce cadre de formation, qu’il a présenté comme un espace structuré de partage d’expériences et de bonnes pratiques. Selon lui, la qualité du Rapport national dépend avant tout de la maîtrise du processus par les acteurs nationaux et de l’existence d’une vision commune de la gouvernance.
Une dynamique régionale encouragée
Les travaux sont enrichis par la participation de représentants du MAEP du Burkina Faso et de la République du Niger, dont les expériences viennent nourrir la réflexion collective. Cette coopération régionale illustre la volonté des pays de la sous-région de progresser ensemble sur les questions de gouvernance, dans un contexte marqué par de profondes mutations politiques et institutionnelles.
Les échanges engagés au cours de cet atelier devraient contribuer à améliorer la qualité du Rapport national de gouvernance, présenté comme un instrument stratégique d’aide à la décision, mais aussi comme un outil de pilotage et d’évaluation de l’action publique.
Vers une gouvernance plus lisible et partagée
Au-delà de l’exercice technique, le Rapport national de gouvernance est perçu comme un levier de consolidation de la confiance entre l’État et les citoyens. Il permet d’identifier les forces et les faiblesses du système de gouvernance, tout en ouvrant la voie à des réformes ciblées et mesurables.
À l’issue de cette formation, les autorités espèrent disposer d’une base solide pour finaliser un rapport à la hauteur des ambitions nationales, capable d’inscrire le Mali dans une dynamique de progrès, de stabilité et d’intégration africaine renforcée.
Oura KANTE
Malikunafoni




































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