Fin de mandat à l’OCLEI : plus de 500 biens identifiés et 63 dossiers de corruption traités
- 2 juin 2025
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« Nous avons structuré l’OCLEI et développé des outils efficaces pour prévenir l’enrichissement illicite », a déclaré Moumouni Guindo, président sortant de l’Office Central de Lutte Contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI), lors de la remise de son rapport au Premier ministre, vendredi dernier.
Huit ans après sa prise de fonction, Moumouni Guindo a dressé un bilan dense : 63 dossiers de corruption traités sur 100, représentant 32 milliards de francs CFA, et 500 biens immobiliers identifiés, liés à une quarantaine de personnes. Une première dans l’histoire de cette jeune institution.
Le rapport, remis au Premier ministre Abdoulaye Maïga, met également en lumière les efforts de coopération internationale avec la signature de protocoles d’accord avec 12 pays et la mobilisation de 15 milliards F CFA au profit de l’État.
Sur le plan national, l’OCLEI a multiplié les campagnes de sensibilisation, touché des milliers de jeunes et d’acteurs religieux, et intégré la lutte contre l’enrichissement illicite dans les débats constitutionnels.
Malgré ces avancées, Moumouni Guindo a pointé des limites juridiques, notamment l’absence du mot « corruption » dans les textes de création de l’OCLEI, plaidant pour une réforme permettant d’élargir son champ d’action, y compris vers le secteur privé.
Le Premier ministre, saluant « un travail remarquable », a réaffirmé l’engagement de la Transition à poursuivre la lutte contre la corruption, un fléau qu’il qualifie de priorité nationale.
Par
Oura KANTÉ
Malikunafoni




































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