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Faux profils, vraies victimes : le ministère de la Santé tire la sonnette d’alarme

 

« Des citoyens ont été contactés et sollicités financièrement au nom d’une autorité qui n’a jamais communiqué sur les réseaux sociaux. » C’est par ce constat préoccupant que le ministère de la Santé et du Développement social alerte l’opinion publique face à une vague d’escroqueries numériques en circulation.

 

Depuis plusieurs semaines, des individus exploitent l’image et le nom de la ministre de la Santé, le Médecin Colonel Major Assa Badiallo Touré, pour piéger des internautes. Leur méthode est simple : créer de faux comptes sur les réseaux sociaux, diffuser des images prises lors d’activités officielles, puis approcher des utilisateurs avec de prétendues offres d’aide ou de soutien, assorties de demandes d’argent.

 

Selon le Cabinet du ministère, aucune présence officielle de la ministre n’existe sur Facebook ou TikTok. Aucune personne, aucun groupe, n’a reçu mandat pour s’exprimer en son nom sur ces plateformes. Les communications authentiques passent exclusivement par les canaux institutionnels reconnus de l’administration sanitaire.

 

Le ministère précise également que toute demande ou attribution d’aide humanitaire relève d’un circuit administratif clair : les services de la Direction nationale du Développement social. Toute sollicitation en dehors de ce cadre doit être considérée comme suspecte.

 

Face à la multiplication de ces tentatives de fraude, les autorités appellent à la prudence. Les internautes sont invités à ignorer ces messages, à ne jamais effectuer de transfert d’argent, et à signaler systématiquement les comptes douteux aux plateformes concernées et aux services compétents.

 

L’affaire ne reste pas sans suite. Une plainte a été déposée dès le 1er avril 2025 auprès du Procureur du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité, afin d’identifier les auteurs et de les poursuivre conformément à la loi.

 

À l’heure où les réseaux sociaux deviennent un terrain privilégié pour les arnaques, cet avertissement rappelle une réalité : la vigilance numérique est désormais une responsabilité collective, et la confiance ne doit jamais se substituer à la vérification des sources officielles.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

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