Eau potable à Bamako : le ministre Diané exige un rythme accéléré sur les chantiers stratégiques
- malikunafoninet
- 15 janv.
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« L’accès durable à l’eau ne peut attendre. » C’est autour de cette exigence que s’est articulée la visite effectuée, le jeudi 8 janvier, par le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Boubacar Mao Diané, sur plusieurs chantiers majeurs liés à l’approvisionnement en eau potable dans le district de Bamako et ses environs.
Dès les premières heures de la journée, le chef du département s’est rendu au siège de la Société malienne de patrimoine de l’eau potable (SOMAPEP-SA). Sur place, il a échangé avec les agents de l’entreprise, écoutant leurs préoccupations et rappelant le rôle stratégique de la société dans la chaîne de l’eau. Ce moment d’échanges a donné le ton d’une visite placée sous le signe du suivi, de la responsabilité et de l’efficacité.
Sur le terrain, la délégation ministérielle a marqué un premier arrêt à Missira, où se construit une station de pompage destinée à renforcer l’alimentation en eau de plusieurs zones sensibles. Ce site constitue une étape clé avant la mise en service du château d’eau de Sikoro, d’une capacité de 2 000 m³, ainsi que des réseaux de distribution qui doivent desservir des quartiers de la Commune I, du Point G et de Kati Sud.
La visite s’est ensuite poursuivie au niveau du château d’eau de Sikoro, avant de s’achever à Banconi-Razel. Dans cette zone, les travaux de pose de près de 100 kilomètres de nouvelles canalisations sont en cours, avec pour objectif d’améliorer durablement l’accès à l’eau potable pour les populations de Banconi, de l’Hippodrome et de Dialakorodji.
Au terme de ce parcours, le ministre Diané a expliqué que cette descente conjointe avec la SOMAPEP et la SOMAGEP visait à évaluer concrètement l’état d’avancement des infrastructures hydrauliques en cours de réalisation. Il a rappelé que ces investissements s’inscrivent dans les priorités nationales de développement, notamment celles relatives à l’amélioration de la desserte en eau potable, à Bamako comme dans le reste du pays.
S’il a salué les efforts engagés, le ministre a toutefois relevé la lenteur d’exécution de certains ouvrages. Une situation qu’il juge préoccupante, au regard des besoins pressants des populations. Il a ainsi instruit les responsables concernés à redoubler de diligence afin de permettre la mise en service rapide de ces infrastructures jugées vitales, conformément aux orientations des plus hautes autorités de la Transition.
À mesure que Bamako s’étend et que la demande en eau augmente, l’achèvement de ces chantiers apparaît comme un test majeur pour la politique nationale de l’eau. Les prochains mois seront décisifs pour transformer ces ouvrages en solutions concrètes au quotidien des populations.
Oura KANTE
Malikunafoni










































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