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Déontologie judiciaire en Afrique du Sud : une ligne rouge rappelée, sans sanction ultime

 

« La fonction impose une retenue permanente, même en dehors de la salle d’audience. » C’est l’un des constats clés qui ressort de la décision rendue par la Commission des services judiciaires sud-africaine à l’issue d’une enquête très suivie.

 

Le juge président de la Cour suprême du Cap-Oriental, Selby Mbenenge, a été reconnu coupable de manquements au code de déontologie, sans que ces écarts ne soient qualifiés de faute grave. En clair, ses comportements ont été jugés inappropriés au regard des exigences éthiques de la magistrature, mais insuffisants pour entraîner une destitution.

 

Au cœur du dossier : une relation jugée ambiguë avec une secrétaire de cour, analysée par le tribunal disciplinaire comme contraire aux principes de réserve, d’impartialité et de dignité attachés à la fonction judiciaire. Toutefois, après examen des faits et des témoignages, la commission a estimé que le seuil de gravité requis pour une sanction maximale n’était pas atteint.

 

Point central de la décision : Selby Mbenenge a été acquitté des accusations de harcèlement sexuel. Cette conclusion lui permet de conserver son poste, mettant un terme à plusieurs mois de spéculations et de débats au sein de l’opinion publique et du milieu judiciaire.

 

Au-delà du cas individuel, cette affaire relance la discussion sur les frontières entre vie privée et exigences éthiques des hauts magistrats en Afrique du Sud. Si la commission a choisi la retenue dans la sanction, elle envoie néanmoins un signal clair : la conduite personnelle des juges reste un enjeu majeur de crédibilité pour l’institution judiciaire.

 

La décision pourrait désormais servir de référence disciplinaire, alors que d’autres réformes sur la transparence et la responsabilité des magistrats sont régulièrement évoquées dans le pays.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

News Afrique

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