Coopération Mali–Union européenne : Bamako pose les bases d’un pilotage renforcé
- malikunafoninet
- il y a 1 jour
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« Reprendre la main sur la coordination pour mieux servir les populations. » C’est autour de cette idée que s’est ouverte, ce jeudi 5 février 2026, à Bamako, la toute première session du Comité de pilotage de la Cellule technique pour la coopération avec l’Union européenne (CTC-UE).
Présidant la rencontre, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a rappelé que la création de cette structure, financée exclusivement sur budget national, traduit un choix stratégique clair : renforcer le leadership de l’État malien dans la gestion des programmes soutenus par l’Union européenne. Une orientation qui vise à assurer une meilleure continuité des projets en cours et à optimiser l’impact concret de l’aide sur le terrain.
Conçue comme un outil d’appui technique et institutionnel, la CTC-UE entend améliorer la capacité du département des Affaires étrangères à suivre, orienter et arbitrer l’ensemble du cycle des projets financés par l’Union européenne au Mali, depuis leur conception jusqu’à leur évaluation. Pour les autorités maliennes, il s’agit d’éviter les chevauchements, d’anticiper les difficultés et de garantir une cohérence avec les priorités nationales.
La session inaugurale s’est déroulée en présence de la Représentante de l’Union européenne au Mali, symbole d’un partenariat que Bamako souhaite maintenir sur des bases jugées plus équilibrées et participatives. Le chef de la diplomatie malienne a, à cette occasion, salué l’accompagnement constant de l’Union européenne et de ses États membres, tout en réaffirmant la disponibilité des autorités à approfondir cette coopération dans le respect des principes constitutionnels et de l’intérêt général.
Sur le plan opérationnel, les membres du Comité de pilotage sont appelés, au cours de la journée, à examiner le projet de rapport annuel de la CTC-UE. L’objectif est double : mesurer les résultats déjà obtenus, identifier les obstacles rencontrés et dégager des perspectives pour rendre les interventions plus efficaces au bénéfice direct des populations.
Cette première réunion marque ainsi le lancement effectif d’un nouvel instrument de gouvernance de la coopération Mali–Union européenne, dont les recommandations pourraient peser sur l’orientation future des projets et sur la qualité de leur mise en œuvre.
Oura KANTE
Malikunafoni
Bureau de l’Information et de la Presse / MAECI.










































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