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Campagne sucrière 2025–2026 : à Séribala, l’État remet la production en marche malgré l’adversité

 

« Produire, coûte que coûte. » C’est ce message fort qui se dégage du lancement officiel de la campagne sucrière 2025–2026, effectué ce jeudi 5 février à Séribala par le Ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane DIALLO. Sur ce site industriel stratégique de la région de Ségou, l’heure était à la relance, à la résilience et à la projection vers les besoins essentiels des populations.

 

Quelques mois après les attaques qui avaient lourdement affecté les complexes sucriers de Séribala et Bewani, les chaînes de production ont repris leur cadence. Une reprise rendue possible par d’importants travaux de réparation menés dans un contexte sécuritaire exigeant. Sur le terrain, le Ministre a pu constater le rétablissement effectif des installations, fruit d’un effort technique conjoint mobilisant des compétences nationales et des partenaires chinois.

 

Au-delà de l’aspect industriel, cette relance s’inscrit dans une vision politique claire. À la suite des événements d’août dernier, une instruction ferme avait été donnée au plus haut niveau de l’État : préserver l’outil de production et empêcher l’arrêt durable d’un secteur vital pour l’économie nationale. Cette orientation a guidé l’ensemble des décisions prises pour garantir la continuité des activités, malgré les contraintes.

 

Les résultats attendus sont significatifs. Pour la campagne en cours, la production est estimée à environ 120 000 tonnes de sucre, représentant près d’un tiers de la consommation nationale. Une performance qui permet non seulement de réduire la dépendance extérieure, mais aussi de sécuriser l’approvisionnement du marché intérieur à l’approche du mois de Ramadan, période de forte demande.

 

Cette relance industrielle a également une portée sociale majeure. Des milliers d’emplois directs ont pu être maintenus, confirmant le rôle central de la filière sucrière dans le tissu économique local et national. En maintenant l’activité, l’État affirme sa volonté de protéger à la fois les travailleurs et le pouvoir d’achat des ménages.

 

La question sécuritaire n’a pas été éludée. En présence du Directeur général de la Gendarmerie nationale, le Général Toumani KONÉ, le Ministre a salué l’engagement constant des forces de défense et de sécurité dans la protection des sites industriels. Un dispositif renforcé qui vise à garantir un environnement de travail stable et durable pour l’ensemble des acteurs de la filière.

 

En réaffirmant la disponibilité du sucre et la continuité de l’outil industriel, les autorités entendent répondre à une priorité nationale : la satisfaction des besoins vitaux des populations. La campagne sucrière 2025–2026 apparaît ainsi comme un test grandeur nature de la capacité du pays à produire, résister et avancer, même dans un contexte de fortes pressions.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

CCOM – MIC

 

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