Confédération AES : Ouagadougou au cœur de la préparation de l’An II
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« Cette feuille de route doit devenir une boussole pour notre avenir commun. » C’est autour de cette ambition partagée que les hauts fonctionnaires de la Confédération des États du Sahel (AES) se sont retrouvés, ce mardi 24 février 2026, à Ouagadougou, pour jeter les bases de la deuxième année de l’organisation confédérale.
Pendant 48 heures, des experts venus du Burkina Faso, du Mali et du Niger planchent sur un document stratégique majeur : le projet de feuille de route de l’An II de l’AES. Un texte proposé par le Burkina Faso, qui assure la présidence tournante de la Confédération depuis décembre 2025, et appelé à orienter les priorités politiques, sécuritaires et économiques de l’espace confédéral.
Consolider avant d’avancer
L’enjeu de cette rencontre dépasse un simple exercice technique. Il s’agit d’abord de dresser un bilan des premières réalisations de l’AES, avant de définir les prochaines étapes de la construction confédérale. Sécurité collective, développement endogène et diplomatie concertée constituent les trois piliers autour desquels s’articule la réflexion.
Cette réunion d’experts intervient en amont d’une rencontre ministérielle et vise à harmoniser les visions nationales afin de proposer un cadre d’actions cohérent, réaliste et partagé. Chaque mesure envisagée est passée au crible, discutée, ajustée, dans une logique de complémentarité entre les trois États membres.
Une vision portée par les peuples
À l’ouverture des travaux, le président de la Commission nationale de la Confédération AES du Burkina Faso, Bassolma Bazié, a appelé à un esprit de responsabilité collective. Pour lui, la réussite de la feuille de route repose sur la capacité des équipes à dépasser les approches strictement nationales au profit d’une vision confédérale unifiée, fondée sur la solidarité et l’intérêt commun.
Dans la même dynamique, la cheffe de la délégation nigérienne, Bayard Mariama Gamatie, a insisté sur la portée stratégique du document en préparation. Elle a souligné la nécessité d’aboutir à un consensus fort, capable de traduire la volonté des Chefs d’État en actions concrètes et lisibles pour les populations.
Du côté malien, l’ambassadeur Mahamane Hamadou Maïga a rappelé que l’objectif ultime de cet exercice reste l’amélioration des conditions de vie des citoyens de l’espace AES. Paix durable, lutte contre le terrorisme, libre circulation et développement économique figurent parmi les défis prioritaires à relever collectivement.
Prochaine étape : l’arbitrage politique
À l’issue de ces deux jours de concertation technique, les conclusions seront soumises, le 26 février à Ouagadougou, aux ministres en charge des trois piliers de la Confédération. Cette étape politique devra valider les grandes orientations de l’An II et donner l’impulsion nécessaire à leur mise en œuvre effective.
À travers cette feuille de route en gestation, la Confédération AES cherche à renforcer sa crédibilité, affirmer son autonomie stratégique et inscrire son action dans la durée. Les décisions attendues dans les prochains jours pourraient ainsi marquer un tournant décisif dans la consolidation de cet espace sahélien en construction.
Oura KANTE
Malikunafoni
DCRP/MAE




































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