Concours des auditeurs de justice : 396 candidats en lice pour 140 places
- 14 déc. 2025
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« La justice a besoin de femmes et d’hommes intègres, compétents et conscients de leurs responsabilités. » C’est par ce message fort que le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a marqué le lancement de la deuxième phase du concours de recrutement des auditeurs de justice, ce matin à Bamako.
Sur les 7 812 postulants ayant initialement pris part au concours, seuls 396 ont franchi le cap de la première sélection. Ils composent désormais pour l’étape décisive, à l’issue de laquelle 140 futurs auditeurs de justice seront retenus : 110 pour l’ordre judiciaire et 30 pour l’ordre administratif. Les épreuves se déroulent au centre unique de la Faculté de droit privée (FDPRI), sur la colline de Badalabougou.
Le coup d’envoi de cette seconde phase a été donné avec l’épreuve de culture générale, axée sur le thème de la corruption. Un choix loin d’être anodin, dans un contexte où la lutte contre les pratiques corruptives figure au cœur des réformes engagées dans le secteur judiciaire. À travers ce sujet, les autorités entendent jauger non seulement le niveau de réflexion des candidats, mais aussi leur sens de l’éthique et leur compréhension des défis institutionnels auxquels la justice malienne est confrontée.
S’adressant aux candidats, le ministre Kassogué a insisté sur la crédibilité du processus. Il a assuré que toutes les garanties ont été mises en place pour un concours transparent, équitable et fondé exclusivement sur le mérite. « Aucun passe-droit ne sera toléré », a-t-il martelé, appelant les candidats à compter uniquement sur leur travail et leurs compétences.
Cette phase est également marquée par plusieurs innovations organisationnelles. Les montres et tout autre appareil électronique ont été strictement interdits dans les salles de composition, remplacés par des pendules murales mises à disposition. Le dispositif de surveillance a, lui aussi, été renforcé : des surveillants supplémentaires ont été mobilisés pour superviser leurs collègues, tandis que des agents des forces de l’ordre ont été déployés autour des salles, notamment au niveau des fenêtres.
Au-delà du concours, cette opération s’inscrit dans une stratégie plus large de renforcement des ressources humaines de la justice. L’objectif affiché est clair : doter le Mali de magistrats mieux formés, capables de contribuer à l’amélioration du fonctionnement de l’appareil judiciaire et au renforcement durable de l’État de droit.
Les regards restent désormais tournés vers les résultats de cette seconde phase, attendus par des centaines de candidats dont l’avenir professionnel pourrait se jouer dans les prochains jours.
Oura KANTE
Malikunafoni




































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