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Cameroun : une réforme constitutionnelle sur la succession présidentielle provoque un tollé dans l’opposition

  • il y a 3 minutes
  • 1 min de lecture

 

« C’est un coup d’État constitutionnel », a dénoncé l’opposant Maurice Kamto après l’adoption d’une réforme qui pourrait modifier en profondeur les règles de succession au sommet de l’État camerounais.

 

Au Parlement du Cameroun, les députés et sénateurs ont approuvé la création d’un poste de vice-président par 205 voix contre 16. Cette nouvelle fonction serait directement nommée par le président de la République et, surtout, appelée à lui succéder automatiquement en cas de vacance du pouvoir, sans passer par une élection.

 

La réforme intervient dans un contexte politique sensible autour du président Paul Biya, au pouvoir depuis plus de quatre décennies. Certains observateurs estiment que ce changement constitutionnel pourrait ouvrir la voie à une transition contrôlée au sommet de l’État.

 

Depuis plusieurs semaines, des rumeurs circulent notamment autour d’une possible promotion de son fils, Frank Biya. Certains médias ont même évoqué la publication d’un décret le nommant à un poste stratégique. Toutefois, ces informations n’ont pas été confirmées par les médias les plus crédibles ni par les autorités.

 

Dans l’opposition, les critiques sont vives. Pour Maurice Kamto, cette réforme préparerait une « transmission du pouvoir de gré à gré », contournant le verdict des urnes. Même tonalité chez Issa Tchiroma Bakary, qui évoque une « dérive monarchique » et s’inquiète d’une personnalisation accrue du pouvoir.

 

Selon le site camerounweb.com, qui a relayé l’information, cette réforme constitutionnelle pourrait relancer le débat sur l’avenir politique du Cameroun et sur les modalités de succession du chef de l’État, alors que les regards restent tournés vers les prochaines échéances politiques du pays.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

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