Burkina Faso : Ouagadougou rejette un rapport de Human Rights Watch et dénonce une « manœuvre politique »
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« La lutte contre le terrorisme demeure une priorité nationale absolue ». C’est par ce rappel ferme que les autorités du Burkina Faso ont répondu à un rapport publié début avril par l’ONG Human Rights Watch sur la situation des droits humains dans le pays. Dans un communiqué officiel daté du 5 avril à Ouagadougou, le gouvernement burkinabè affirme que ce document, qui analyse la période 2023-2025, ne reflète pas la réalité du terrain. Les autorités estiment que les accusations formulées reposent essentiellement sur des témoignages et des analyses jugés approximatifs.
Selon le porte-parole du gouvernement, le rapport s’appuierait sur des sources qu’il considère partielles et éloignées de la situation vécue dans le pays. Les autorités reprochent également à l’ONG de ne pas disposer de représentation officielle au Burkina Faso tout en relayant, selon elles, des récits présentés comme des faits établis.
Une accusation de campagne de discrédit
Le gouvernement burkinabè voit dans ce rapport une tentative de ternir l’image de ses forces engagées dans la lutte contre l’insécurité. Les autorités estiment que ces publications pourraient contribuer à présenter les forces de défense et les volontaires engagés contre les groupes armés comme responsables d’abus, alors qu’ils sont, selon elles, mobilisés pour protéger les populations.
Dans ce contexte, les dirigeants du pays évoquent également l’existence d’intérêts extérieurs qui chercheraient à fragiliser la dynamique souverainiste engagée par le Burkina Faso. Pour le pouvoir, certaines organisations utiliseraient la question des droits humains comme instrument politique dans le débat international autour de la lutte contre le terrorisme au Sahel.
Défense du rôle des forces engagées sur le terrain
Les autorités assurent que les forces armées et les volontaires civils engagés dans la défense du territoire agissent dans le respect des lois nationales et des engagements internationaux du pays. Elles affirment que leur mission reste centrée sur la protection des civils et la sécurisation des zones touchées par les attaques de groupes armés.
Le gouvernement rappelle également que la lutte contre le terrorisme constitue une priorité stratégique et qu’elle se poursuivra « quelle que soit la forme » que prend la menace.
Un avertissement adressé aux ONG
Dans son communiqué, l’exécutif indique qu’il se réserve le droit de prendre des mesures contre les organisations qu’il accuse de diffuser des informations jugées hostiles aux intérêts du pays. Les autorités affirment rester déterminées à défendre la souveraineté nationale face à ce qu’elles considèrent comme des campagnes de déstabilisation.
Malgré ces tensions, le gouvernement affirme vouloir poursuivre ses efforts pour construire un avenir marqué par la sécurité, la dignité et la liberté pour la population burkinabè.
Oura KANTE
Malikunafoni




































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