Cameroun – Créateurs de contenus : l’État sort le carnet d’impôts
- malikunafoninet
- 14 janv.
- 1 min de lecture

« L’économie numérique n’est plus une zone grise. » Cette phrase, lâchée lors de la présentation du budget de l’État, résume le tournant engagé par les autorités camerounaises. À partir de 2026, les revenus générés sur les réseaux sociaux entrent officiellement dans le champ de l’impôt. Une décision qui vise directement les créateurs de contenus et les influenceurs actifs sur les grandes plateformes numériques.
Annoncée le 13 janvier à Ngaoundéré par le ministre des Finances, Louis-Paul Motaze, la mesure s’inscrit dans l’élargissement de l’assiette fiscale nationale. Publicités en ligne, contrats de sponsoring, partenariats commerciaux ou encore monétisation de vidéos : toutes ces sources de revenus numériques devront désormais être déclarées auprès de l’administration fiscale, selon les précisions relayées par la presse locale.
Derrière cette réforme, le gouvernement entend répondre à une réalité économique devenue incontournable. Les réseaux sociaux sont aujourd’hui un véritable marché, particulièrement dynamique chez les jeunes, où circulent des montants parfois importants sans cadre fiscal clair. Pour les autorités, l’enjeu est double : rétablir l’équité entre les différents acteurs économiques et adapter le système fiscal aux mutations rapides du numérique.
Reste désormais à savoir comment cette taxation sera appliquée concrètement et quel dispositif accompagnera les créateurs concernés. Sensibilisation, mécanismes de déclaration simplifiés ou contrôles renforcés : autant de questions qui devraient animer les débats dans les prochains mois, alors que le Cameroun s’engage dans une régulation plus ferme de son économie digitale.
Oura KANTE
Malikunafoni
News Afrique










































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