Biennale de Tombouctou 2025 : quand la culture et les médias interrogent la refondation de l’État
- malikunafoninet
- 22 déc. 2025
- 2 min de lecture

« La culture n’est pas un luxe, elle est une nécessité stratégique pour refonder l’État. » Cette conviction a traversé les débats organisés ce lundi 22 décembre 2025 à l’amphithéâtre de l’Institut Ahmed Baba de Tombouctou, à l’occasion de la Biennale artistique et culturelle. Deux panels de haut niveau ont rythmé la journée, plaçant la culture et les médias au cœur des réflexions sur l’avenir du Mali, en particulier celui de sa jeunesse.
La culture, socle de la refondation nationale
Le premier panel, intitulé « Culture, levier pour la Refondation de l’État », a été animé par l’ancien ministre Mohamed S. Coulibaly. Les échanges ont mis en évidence le rôle structurant de la culture dans la reconstruction du lien social, la consolidation de l’identité nationale et la promotion de valeurs communes.
Les intervenants ont rappelé que la refondation institutionnelle ne peut être durable sans un ancrage culturel fort, capable de fédérer les citoyens autour d’un projet collectif et souverain.
Médias et jeunesse : transmettre, protéger, mobiliser
Le second panel, conduit par Banzoumana Traoré, a porté sur « Médias, jeunesse et patrimoine culturel : rôles, enjeux, défis et perspectives ». Les discussions ont insisté sur la responsabilité des médias dans la valorisation du patrimoine et la sensibilisation des jeunes générations.
Dans un contexte marqué par la mondialisation numérique, les panelistes ont souligné la nécessité de renforcer des contenus médiatiques éducatifs, porteurs d’identité et d’espoir, afin d’impliquer davantage la jeunesse dans la préservation et la promotion de la culture nationale.
Un engagement institutionnel réaffirmé
Les deux panels ont été modérés par Mme Maye Assanatou Niaré, en présence du Chef de cabinet du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Salia Malé, représentant le ministre Mamou Daffé.
Cette présence institutionnelle a été perçue comme un signal fort de l’engagement des autorités à placer la culture au centre des politiques publiques.
Une réflexion tournée vers l’avenir
Au terme des échanges, une même conviction s’est dégagée : la culture et les médias constituent des leviers essentiels pour bâtir un Mali inclusif, résilient et durable. La Biennale de Tombouctou 2025 s’affirme ainsi comme un espace stratégique de dialogue, appelant à une mobilisation collective, notamment de la jeunesse, pour écrire les prochaines pages de la refondation nationale.
Oura KANTE
Malikunafoni










































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