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Bamako : une enquête policière remonte la piste d’une série de braquages meurtriers

 

« Tout est parti d’un téléphone retrouvé dans de mauvaises mains. » C’est par ce détail, en apparence banal, que les enquêteurs du Commissariat de Police de Souleymanebougou ont réussi à démanteler un réseau présumé impliqué dans plusieurs braquages à Bamako et dans sa périphérie.

 

Entre le 27 et le 29 janvier 2026, une opération ciblée conduite par les services de police a abouti à l’interpellation de sept individus soupçonnés de vols à main armée, de recel et de complicité. Parmi les affaires élucidées figure un braquage particulièrement marquant : celui qui a coûté la vie à un jeune revendeur de ferrailles au quartier Titibougou.

 

Les faits remontent au 11 janvier 2026. Ce jour-là, la victime, domiciliée en Commune I du District de Bamako, est mortellement atteinte par balle lors d’une attaque armée. L’émotion est vive dans le quartier, et l’enquête est aussitôt ouverte. Les policiers choisissent alors de suivre une piste discrète mais déterminante : celle des objets volés.

 

Le 27 janvier, un premier suspect est interpellé à Banconi, en possession du téléphone de la victime. Les auditions permettent de remonter progressivement la chaîne de circulation de l’appareil, révélant un réseau structuré de revente. Trois autres personnes sont arrêtées dans la foulée, chacune impliquée à un niveau différent.

 

L’enquête prend une nouvelle dimension le 28 janvier, avec l’arrestation de deux autres suspects, dont l’un est présenté comme un acteur central des braquages. Face aux enquêteurs, ces derniers reconnaissent leur participation à plusieurs actes criminels, notamment des vols de motos et des attaques armées dans différents quartiers de Bamako et aux alentours. Un dernier individu, soupçonné de recel d’engins volés, est également interpellé.

 

Au cours des investigations, les policiers mettent la main sur l’arme utilisée lors du braquage mortel : un pistolet automatique de fabrication artisanale, accompagné de munitions, dissimulé sur un chantier en périphérie de la capitale.

 

Les sept suspects, âgés de 22 à 45 ans, devront désormais répondre de leurs actes devant la justice. Les services de police précisent que l’enquête reste ouverte afin d’identifier d’éventuels complices ou ramifications supplémentaires.

 

Cette opération s’inscrit dans une dynamique plus large de lutte contre l’insécurité urbaine. Les responsables policiers réaffirment leur détermination à combattre la criminalité sous toutes ses formes et appellent les populations à renforcer leur collaboration avec les forces de sécurité, notamment par le signalement rapide de tout comportement suspect. Une coopération jugée essentielle pour prévenir de nouveaux drames et consolider la sécurité collective.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

 

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