Bamako lance une vaste opération pour garantir le droit à l’alimentation
- 13 août 2025
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« Personne ne doit rester sans repas dans notre pays », a martelé mardi 12 août le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, en donnant le coup d’envoi d’un plan national d’envergure contre l’insécurité alimentaire.
Depuis le siège de l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM), à Sogoniko, le chef de l’État a dévoilé une stratégie qui conjugue urgence et vision à long terme : plus de 12 milliards de francs CFA seront investis cette année pour venir en aide aux ménages les plus fragiles. L’initiative, qui s’inscrit dans la ligne de la souveraineté alimentaire prônée par les autorités de la Transition, s’appuie sur trois volets : la distribution gratuite de plus de 22 700 tonnes de céréales, la vente subventionnée d’environ 11 500 tonnes de riz et un programme de résilience destiné à soutenir le maraîchage, la pisciculture et la restauration des terres.
Pour symboliser le lancement, les gouverneurs de Kita, Dioïla, Nara et du District de Bamako ont reçu officiellement les décisions de dotation en vivres, avant qu’une flotte de camions chargés de céréales ne prenne la route vers les régions. Le Président Goïta, accompagné de plusieurs responsables institutionnels, diplomates et partenaires, a également visité les entrepôts de l’OPAM, inspectant les stocks destinés à la distribution.
Cette opération intervient dans un contexte où, selon les estimations nationales, plusieurs centaines de milliers de Maliens demeurent exposés à l’insécurité alimentaire, aggravée par les effets combinés de l’instabilité sécuritaire, du changement climatique et des chocs économiques. « Notre objectif est clair : garantir à chaque Malien un accès équitable à une alimentation saine et suffisante », a insisté le Président, saluant la capacité des populations à faire face aux épreuves.
En agissant simultanément sur l’aide d’urgence et le soutien à la production, le gouvernement espère réduire la dépendance aux importations et renforcer la résilience des communautés. Une démarche que Bamako présente comme un pas concret vers un Mali capable de nourrir ses enfants, en toutes circonstances.
Oura KANTÉ
Malikunafoni




































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