Approvisionnement des industries : l’État mise sur un dialogue franc avec les filières oléagineuses
- malikunafoninet
- 13 janv.
- 2 min de lecture

« Nos unités industrielles ne peuvent pas tourner sans un accès sécurisé aux matières premières locales. » Le message, posé d’entrée de jeu, a donné le ton de la rencontre tenue le 12 janvier 2025 au Ministère de l’Industrie et du Commerce.
Face aux représentants du karité, du sésame et de l’arachide, le ministre Moussa Alassane Diallo a engagé un échange direct autour d’un enjeu central : garantir aux industries maliennes un approvisionnement régulier, durable et prioritaire en produits oléagineux.
Une table ronde au cœur des tensions du secteur
Producteurs, interprofessions et transformateurs locaux se sont retrouvés autour de la même table. Tous partagent une réalité commune : une chaîne de valeur sous pression, entre exigences de production, capacités industrielles et régulation du marché.
L’objectif n’était pas seulement de dresser un bilan de la dernière campagne agricole. Il s’agissait surtout d’anticiper la période 2025-2026 et d’identifier, sans détour, les blocages qui fragilisent l’écosystème des huiles et dérivés au Mali.
Un accord de référence au centre des débats
Les échanges se sont appuyés sur le protocole d’accord signé le 31 octobre 2024 entre l’État, les unités industrielles de transformation et les interprofessions concernées. Ce document, conçu comme un cadre d’équilibre entre exportation, transformation locale et besoins nationaux, reste aujourd’hui un pilier de la politique industrielle dans le secteur.
Pour le ministre, son application effective conditionne non seulement la survie des industries locales, mais aussi la sécurité alimentaire et la stabilité des prix pour les populations.
Des difficultés exposées, sans filtre
Durant la séance, chaque acteur a pu exposer les contraintes rencontrées sur le terrain : disponibilité de la matière première, respect des engagements, arbitrages commerciaux ou encore capacités de transformation. Un exercice de vérité jugé nécessaire pour sortir des incompréhensions et rétablir la confiance entre partenaires.
Un calendrier clair pour la suite
À l’issue de la rencontre, une décision majeure a été annoncée : une évaluation approfondie du protocole d’accord sera menée d’ici au 31 janvier 2026. Cette échéance doit permettre d’ajuster les mécanismes existants et de renforcer la priorité accordée aux industries nationales.
Au-delà des chiffres et des accords, la réunion marque surtout la volonté des autorités de maintenir un dialogue continu avec les filières stratégiques, dans un contexte où la souveraineté industrielle reste plus que jamais un enjeu national.
Oura KANTE
Malikunafoni










































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