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Énergie et eau : le cap 2026 placé sous le signe de la souveraineté et des réformes

  • 6 janv.
  • 3 min de lecture

 

« La crise énergétique nous oblige à une transformation profonde ». Cette phrase, rappelée en ce début d’année, résume l’état d’esprit dans lequel les autorités entendent aborder 2026. À Bamako, le 5 janvier, le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Boubacar Mao Diané, a livré une lecture à la fois lucide et volontariste de la situation du secteur, à l’occasion de la cérémonie de présentation de vœux au personnel de son département.

 

Face aux cadres, responsables administratifs et agents du ministère, le ministre a d’abord salué la mobilisation collective qui a marqué l’année écoulée, dans un contexte national éprouvant. L’exercice, au-delà de la tradition républicaine, a permis de revenir sur les acquis de 2025 et de projeter les grandes orientations de l’année nouvelle.

 

Une année 2025 contrastée sur le front énergétique

 

Selon le ministre, l’année 2025 a été marquée par une amélioration sensible de la fourniture d’électricité, après la grave crise énergétique connue les années précédentes. Des mesures urgentes et des mécanismes de régulation ont permis de stabiliser la desserte sur une bonne partie du territoire.

 

Cependant, cette dynamique a été fragilisée au cours des derniers mois par des difficultés d’approvisionnement en hydrocarbures, entraînant de nouvelles perturbations. « Il s’agit de chocs conjoncturels, mais les bases posées ont permis d’éviter un retour à la situation antérieure », a-t-il laissé entendre, insistant sur la nécessité de solutions structurelles.

 

Un plan unique pour redresser durablement le secteur

 

Sous l’impulsion des plus hautes autorités de l’État, un Plan unique d’amélioration de la desserte électrique a été élaboré et mis en œuvre. Le ministre a souligné que ce redressement n’aurait pas été possible sans l’engagement financier de l’État, l’implication des partenaires sociaux et la contribution des fournisseurs d’énergie.

 

Il a également mis en avant l’effort citoyen ayant conduit à la mise en place du Fonds de soutien aux projets d’infrastructures de base et de développement social, saluant le patriotisme des Maliens qui ont accepté de contribuer dans un contexte économique difficile.

 

Eau potable : des avancées, mais des attentes toujours fortes

 

Au-delà de l’électricité, l’accès à l’eau potable est resté une priorité de l’action gouvernementale. Forages, protection des ressources hydriques et renforcement des capacités de production ont figuré parmi les chantiers engagés ou poursuivis en 2025.

 

Le ministre a rappelé que les actions sociales portées au plus haut niveau de l’État ont permis d’étendre la couverture en eau potable dans plusieurs localités défavorisées et d’équiper des structures sanitaires en énergie solaire, réduisant ainsi leur vulnérabilité énergétique.

 

2026, l’année des réformes structurantes

 

Pour l’année 2026, les ambitions sont clairement affichées : accélération des réformes, adoption des politiques sectorielles en attente et multiplication des investissements structurants. L’objectif central reste la satisfaction des besoins fondamentaux des populations, conformément aux orientations du Plan d’Actions du Gouvernement, notamment en matière d’énergie et d’eau potable.

 

Le développement des énergies renouvelables occupe une place stratégique dans cette vision. Pour les autorités, la diversification des sources de production constitue un levier essentiel pour réduire la dépendance aux énergies fossiles et renforcer la souveraineté énergétique du pays.

 

Un appel à la cohésion et à l’engagement collectif

 

En conclusion, le ministre de l’Énergie et de l’Eau a appelé l’ensemble des acteurs du département à maintenir l’élan collectif, dans le respect des principes fondamentaux de souveraineté de l’État, de choix du peuple et de défense des intérêts nationaux.

 

Il a adressé ses vœux de santé, de paix et de réussite aux agents et à leurs familles, tout en ayant une pensée pour les collaborateurs malades ou disparus. À travers ce message, le cap est désormais fixé : faire de 2026 une année décisive dans la construction d’un secteur de l’énergie et de l’eau plus résilient, au service du développement et du bien-être des populations.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

 

 

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