Économie : la BCEAO salue la résilience de l’économie malienne
- il y a 2 jours
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« Malgré un environnement économique difficile, la croissance du Mali reste solide et l’inflation demeure maîtrisée », a expliqué Jean Claude Kassi Brou à l’issue d’une rencontre avec le chef de l’État malien. Le gouverneur de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a conduit, vendredi 6 mars 2026, une délégation reçue au palais de Palais de Koulouba par le président de la Transition, Assimi Goïta.
Cette visite s’inscrit dans le cadre des échanges réguliers entre l’institution monétaire régionale et les autorités des États membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), notamment pour suivre l’évolution de la situation économique.
Une économie jugée dynamique
Au cours des discussions, la délégation de la banque centrale a présenté une analyse de la conjoncture économique dans la région et au Mali.
Selon le gouverneur, les indicateurs économiques du pays montrent une tendance positive. La croissance économique dépasserait les 6 %, tandis que l’inflation resterait contenue autour de 2 %, un niveau considéré comme relativement stable dans le contexte actuel.
Ces performances ont été saluées par la BCEAO, qui estime que l’économie malienne fait preuve de résilience malgré les contraintes sécuritaires et les défis économiques auxquels la région est confrontée.
Des infrastructures financières en développement
Les échanges ont également porté sur l’extension du réseau de la banque centrale sur le territoire malien. Les responsables de la BCEAO ont notamment présenté l’état d’avancement du projet de construction d’une agence auxiliaire dans la ville de Mopti.
Cette future infrastructure viendra compléter celle déjà mise en place dans la région de Kayes, dans le but de renforcer la présence de l’institution financière et d’améliorer l’accès aux services bancaires dans différentes zones du pays.
Un dialogue économique appelé à se poursuivre
Cette rencontre au sommet illustre la volonté des autorités maliennes et de la BCEAO de maintenir un dialogue étroit autour des politiques économiques et monétaires.
À mesure que les projets d’infrastructures financières progressent et que les indicateurs économiques évoluent, d’autres échanges entre la banque centrale et les autorités nationales pourraient intervenir afin d’accompagner les priorités de développement du Mali.
Oura KANTE
Malikunafoni




































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