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À Ouagadougou, le Mali réaffirme son engagement pour l’An II de l’AES

  • il y a 1 jour
  • 2 min de lecture

 

« La Confédération AES est unité, solidarité et complémentarité. » C’est autour de cette conviction que le Général de Corps d’Armée Sadio Camara s’est exprimé ce 26 février 2026 à Ouagadougou, lors de la réunion des ministres de la Confédération des États du Sahel (AES) chargés des trois piliers : Défense et Sécurité, Diplomatie et Développement.

 

Dans la capitale burkinabè, les délégations du Mali, du Burkina Faso et du Niger se sont retrouvées pour examiner et finaliser la feuille de route de l’An II de l’organisation sahélienne. Une étape technique en apparence, mais hautement stratégique pour l’avenir de l’espace confédéral.

 

Un cap fixé par les Chefs d’État

 

Le ministre malien de la Défense a replacé cette rencontre dans la continuité des décisions prises à Bamako le 23 décembre 2025, lors de la session du Collège des Chefs d’État. À cette occasion, le Capitaine Ibrahim Traoré pour le Burkina Faso, le Général d’Armée Assimi Goïta pour le Mali et le Général d’Armée Abdourahamane Tiani pour le Niger avaient défini des orientations majeures pour consolider l’architecture de l’AES.

 

Pour Bamako, la feuille de route en discussion ne constitue pas une rupture, mais l’approfondissement logique des engagements déjà actés lors de la première année de fonctionnement de la Confédération.

 

Ouagadougou, symbole d’une méthode

 

Dans son intervention, le Général Sadio Camara a salué l’accueil des autorités burkinabè et souligné la dimension participative du processus. Selon lui, le document soumis aux ministres résulte d’un travail concerté entre hauts fonctionnaires des trois pays, enrichi par des contributions techniques destinées à affiner les priorités de l’An II.

 

Au-delà du contenu, c’est la méthode qui a été mise en avant : concertation, esprit fraternel et vision partagée. Le ministre malien a notamment rendu hommage au rôle du Burkina Faso, dont le Président assure la présidence de la Confédération, pour l’impulsion donnée à cette nouvelle étape.

 

De la vision à la mise en œuvre

 

L’un des points centraux évoqués par la délégation malienne concerne la phase d’application. Pour Bamako, l’adoption d’une feuille de route ne suffit pas : son efficacité dépendra des mécanismes de suivi, d’évaluation et d’exécution qui l’accompagneront.

 

Dans un contexte sécuritaire et géopolitique complexe, les autorités maliennes estiment que la Confédération doit consolider ses acquis en matière de souveraineté et de défense commune, tout en accélérant les chantiers diplomatiques et de développement économique.

 

Une ambition d’intégration renforcée

 

Le discours du ministre malien a également insisté sur l’esprit qui anime l’AES : faire en sorte que la cause d’un État membre devienne celle de tous. Cette logique de solidarité active, selon lui, constitue le socle d’une intégration réussie et durable.

 

À travers cette réunion ministérielle, les trois pays entendent poser les bases opérationnelles de la deuxième année d’existence de la Confédération, désormais perçue comme un acteur géopolitique incontournable dans la sous-région.

 

La feuille de route finalisée sera soumise au Collège des Chefs d’État pour validation. Un nouveau jalon qui pourrait marquer une étape décisive dans la consolidation de l’espace AES et dans la redéfinition des équilibres régionaux au Sahel.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

 

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