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Vol de bétail en Afrique de l’Ouest : vers une réponse collective structurée

  • il y a 54 minutes
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« Face à un phénomène qui fragilise nos économies rurales, l’action isolée ne suffit plus. » Cette conviction a traversé les échanges qui ont marqué la clôture, le jeudi 12 février 2026 à Dakar, de l’atelier sous-régional consacré à la lutte contre le vol de bétail en Afrique de l’Ouest.

 

Pendant quatre jours, experts, responsables institutionnels, organisations pastorales et partenaires techniques venus de l’ensemble de la sous-région ont confronté leurs analyses autour d’un fléau aux conséquences lourdes. Le vol de bétail, au-delà des pertes économiques directes, affecte la cohésion sociale, accentue l’insécurité et freine durablement le développement du sous-secteur de l’élevage, pilier de millions de moyens de subsistance.

 

L’un des principaux acquis de cette rencontre réside dans la proposition de créer une coalition sous-régionale dédiée à la prévention et à la lutte contre le vol de bétail. Pensée comme un cadre de concertation et d’action commune, cette initiative vise à harmoniser les réponses des États et à renforcer la coopération transfrontalière face à un phénomène qui ignore les frontières administratives.

 

À la cérémonie de clôture, le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, a salué l’appui de la FAO ainsi que l’engagement des autorités sénégalaises pour la tenue de l’atelier. Il a également mis en lumière les atouts majeurs dont dispose l’Afrique de l’Ouest : des ressources naturelles favorables à l’élevage, des infrastructures développées à travers des programmes régionaux comme le PRAPS, un soutien constant des partenaires techniques et financiers, mais aussi un capital humain et organisationnel solide porté par des communautés pastorales expérimentées et des organisations professionnelles structurées.

 

Pour le ministre, ces potentialités contrastent avec la persistance du vol de bétail, identifié comme l’un des obstacles majeurs au développement de l’élevage. Il a insisté sur la nécessité d’un engagement politique fort et coordonné, rappelant que la mise en place de la future coalition passera par l’harmonisation des cadres juridiques et réglementaires au niveau national, ainsi que par la valorisation des bonnes pratiques déjà existantes dans certains pays.

 

L’atelier a également permis de souligner l’ampleur des impacts socioéconomiques et culturels du phénomène, particulièrement dans le Sahel, où l’élevage constitue bien plus qu’une activité économique. D’où l’appel à une mobilisation collective à la hauteur des enjeux, afin de renforcer l’efficacité des actions de prévention et de répression.

 

En remerciant l’ensemble des participants, des organisations sous-régionales aux institutions de recherche, en passant par les ONG et les organisations pastorales, le ministre Youba Ba a exprimé l’espoir que les conclusions de Dakar se traduisent rapidement en actions concrètes. L’ambition affichée est claire : faire de l’élevage un vecteur renforcé d’intégration nationale et sous-régionale, au bénéfice des pasteurs et agropasteurs de toute l’Afrique de l’Ouest.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

Cellule Communication – Ministère de l’Élevage et de la Pêche (Ccom/MEP)

 

 

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