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Transport routier : l’urgence sociale au cœur d’un atelier national à Bamako

  • 5 janv.
  • 2 min de lecture

 

« Sans protection sociale, il ne peut y avoir de stabilité dans le secteur des transports ». Ce constat a dominé les discussions lors d’un atelier national tenu les 26 et 27 décembre 2025 au Centre international de conférences de Bamako, consacré à l’application de la Convention collective des chauffeurs et conducteurs routiers.

 

À l’initiative du ministère du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, la rencontre a réuni syndicats de chauffeurs, représentants patronaux et services techniques de l’État autour d’une même préoccupation : comment faire respecter un texte essentiel encore largement méconnu ou insuffisamment appliqué sur le terrain.

 

Plutôt que de s’en tenir aux principes, les échanges ont mis l’accent sur des réalités concrètes. Immatriculation à l’INPS, accès à l’Assurance maladie obligatoire, recours à l’assurance volontaire ou encore bénéfices du RAMED : autant de dispositifs qui, selon les participants, demeurent hors de portée de nombreux chauffeurs, malgré leur rôle stratégique dans l’économie nationale.

 

Pour le ministre du Travail, Dr Fassoun Coulibaly, l’enjeu dépasse la simple conformité administrative. Il s’agit, selon lui, de garantir des conditions de travail décentes à des milliers de professionnels exposés quotidiennement aux risques sécuritaires, économiques et sanitaires. Les discussions devraient ainsi déboucher sur des recommandations opérationnelles, susceptibles de lever les blocages liés à la non-application de la convention collective.

 

Le patronat s’est également invité dans le débat. Le président du Conseil national du patronat du Mali, Oumar Djouara, a salué la résilience des chauffeurs et conducteurs routiers, qualifiant leur engagement de pilier discret mais indispensable du développement national. Il a appelé à une responsabilité partagée entre employeurs, travailleurs et pouvoirs publics.

 

Pendant deux jours, des experts de la Direction nationale du Travail, de l’INPS, de la CANAM et de l’ANAM ont animé des sessions thématiques, allant des obligations contractuelles aux mécanismes de couverture médicale. Une approche pédagogique visant à rapprocher les textes juridiques des réalités vécues sur les axes routiers du pays.

 

Présidée au nom du Premier ministre par le ministre de la Santé, la rencontre a enregistré la participation d’autorités communales, de représentants ministériels et d’organisations professionnelles. À terme, les acteurs du secteur espèrent que cet exercice de sensibilisation marquera un tournant vers une meilleure application de la convention collective, avec des effets concrets sur la protection sociale et la stabilité du transport routier au Mali.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

 

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