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Touba offre son lycée à l’État : un pas décisif pour la scolarisation locale

  • il y a 54 minutes
  • 2 min de lecture

 

« Nous avons construit ce lycée pour nos enfants, maintenant nous le remettons à la République pour qu’il vive. » Par ce geste fort, les habitants de Touba ont symboliquement franchi une nouvelle étape dans leur engagement pour l’éducation. Ce vendredi 27 février 2026, le ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savane, s’est rendu dans la localité pour officialiser la cession à l’État d’un lycée entièrement financé par la communauté. L’établissement, composé de douze salles de classe, d’un bloc administratif et d’installations sanitaires, devient désormais une infrastructure publique.

 

Une initiative née du terrain

 

À l’origine du projet, les ressortissants de la commune rurale de Duguwolowila, mobilisés pour offrir aux jeunes de Touba et des villages environnants un cadre d’apprentissage moderne. Face aux difficultés d’accès à l’enseignement secondaire, la communauté a décidé d’agir elle-même, en mobilisant ses propres ressources.

 

Mais construire ne suffisait pas. Pour que le lycée fonctionne pleinement – avec enseignants, encadrement et prise en charge administrative – l’appui de l’État était indispensable. D’où la démarche collective visant à remettre officiellement les clés de l’établissement aux autorités éducatives.

 

L’État rassure sur la mise en service

 

Au cours de la cérémonie, le ministre a salué ce qu’il a qualifié d’acte patriotique. Selon lui, cette initiative traduit une confiance envers les institutions publiques et un sens élevé de responsabilité citoyenne.

 

Il a assuré que les services de son département prendront les dispositions nécessaires pour rendre le lycée opérationnel dans les meilleurs délais. L’objectif est clair : permettre aux élèves de poursuivre leur cursus sans être contraints de quitter leur localité.

 

Un impact attendu sur la jeunesse

 

Pour les familles, l’enjeu est majeur. Jusqu’ici, de nombreux élèves devaient parcourir de longues distances, voire s’installer ailleurs, pour accéder au secondaire. La mise en service de ce lycée pourrait ainsi réduire l’abandon scolaire et alléger la charge financière des parents.

 

La rencontre s’est conclue par la remise officielle des documents administratifs au ministre, étape clé du processus d’intégration de l’établissement dans le patrimoine de l’État.

 

Au-delà d’une simple cérémonie, l’événement marque un signal fort : lorsque les communautés s’impliquent et que l’État répond présent, l’école peut devenir un véritable projet collectif. Reste désormais à concrétiser rapidement les engagements pris pour que les salles construites accueillent bientôt leurs premiers élèves.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

 

 

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