Tempête de sable sur le Mali : Bamako appelle à la vigilance sanitaire
- il y a 22 heures
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Alerte à la poussière
Depuis la nuit dernière, un épais nuage de sable enveloppe une grande partie du territoire malien. Le ciel, devenu ocre, masque l’horizon et transforme le quotidien des populations. « On dirait que le soleil ne s’est jamais levé », témoigne un habitant de Bamako joint par téléphone. Ce phénomène naturel, qui devrait persister plusieurs jours selon les premières observations, inquiète les autorités sanitaires.
Un danger invisible mais bien réel
Si le spectacle est saisissant, ce sont bien les conséquences sur la santé qui préoccupent le ministère de la Santé. En quelques heures, les consultations pour des difficultés respiratoires pourraient augmenter dans les centres de santé. Les yeux qui piquent, les gorges qui irritent : les symptômes sont déjà palpables pour les plus vulnérables. À cela s’ajoute un risque accru d’accidents de la route, la visibilité étant considérablement réduite sur les axes principaux.
Face à cette situation, les autorités ont diffusé une série de recommandations simples mais cruciales. Il est ainsi demandé à chacun de se protéger avec des masques ou des foulards, et de limiter l’entrée de la poussière dans les habitations en gardant portes et fenêtres closes. Un conseil revient avec insistance dans le message officiel : l’hydratation. « Boire régulièrement de l’eau », insistent les services de l’État, en particulier pour les enfants et les personnes âgées, qui sont les plus exposés aux coups de chaleur et à la déshydratation dans ces conditions.
Une réponse citoyenne attendue
Ce phénomène, bien que courant en saison sèche, rappelle la vulnérabilité de la région face aux aléas climatiques. Dans les rues de la capitale, beaucoup avaient déjà sorti foulards et lunettes dès les premières heures de la matinée, appliquant d’eux-mêmes les gestes barrières. Le ministère compte sur cette responsabilité collective pour traverser cet épisode sans accroc. En attendant que le vent tourne et que l’air redevienne respirable, toute la population est invitée à redoubler de prudence.
Oura KANTE
Malikunafoni
























