Surveillance fluviale : la douane malienne lance son centre nautique pour contrer la fraude sur les eaux
- 6 août 2025
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La lutte contre les trafics illicites au Mali s’enrichit d’un nouveau volet stratégique. Dans une volonté de contrôle étendu et de modernisation des moyens opérationnels, la Direction générale des Douanes s’attaque désormais à la sécurisation des cours d’eau. Mardi, l’Inspecteur général Amadou Konaté a effectué une visite d’inspection sur le chantier du futur Centre de formation nautique de Bamako, en cours d’édification sur le site de la Brigade Mobile d’Intervention (BMI).
Cette structure, inédite au sein des services douaniers, sera destinée à former les unités spécialisées dans la surveillance fluviale. Elle abritera également un espace de vie, le Messe du Douanier, pensé comme un lieu de repos et de cohésion pour les agents engagés dans cette nouvelle mission.
Déterminé à renforcer l’arsenal national contre la contrebande, le Directeur général a réaffirmé son cap : « La fraude sera traquée sur terre, dans les airs et désormais sur l’eau », a-t-il déclaré à l’issue de la visite. Un message fort, qui traduit l’élargissement du dispositif douanier à des zones longtemps considérées comme échappant à tout contrôle.
Responsable de la supervision des travaux, le colonel-major Mohamed Coulibaly a rassuré sur la progression du chantier, annonçant une livraison de l’infrastructure dans un délai de moins de deux mois. Une échéance ambitieuse, à la hauteur de l’urgence sécuritaire que représentent les trafics opérés par voie fluviale.
À terme, ce centre permettra de doter les brigades nautiques de compétences renforcées, de matériels adaptés et d’un maillage plus fin des voies navigables. Objectif : reprendre le contrôle des axes aquatiques souvent exploités pour des activités illicites, qu’il s’agisse de transport clandestin de ressources, de marchandises prohibées ou de circulation frauduleuse.
Ce projet s’inscrit dans une dynamique globale de renforcement des capacités opérationnelles des Douanes maliennes, déjà illustrée par des résultats notables sur les axes terrestres et aériens. Désormais, les eaux du Mali ne seront plus un refuge pour les trafiquants.
Oura KANTÉ
Malikunafoni




































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