Stellantis : les syndicats recadrent Carlos Tavares après ses propos sur le salaire des ingénieurs
- malikunafoninet
- 3 nov. 2025
- 2 min de lecture

« Un ingénieur de Stellantis ne gagne pas 19.000 euros, loin de là. » Le ton est sec du côté de la CFE-CGC, principal syndicat des cadres du groupe automobile. L’organisation n’a pas tardé à réagir aux propos de l’ex-patron de Stellantis, Carlos Tavares, tenus mardi 28 octobre sur LCI. Face à David Pujadas, le dirigeant avait estimé que le président Emmanuel Macron, payé environ 19.000 euros brut par mois, percevait « le salaire d’un bon ingénieur de Stellantis » ayant entre cinq et dix ans d’expérience.
Une comparaison jugée « totalement erronée » par la CFE-CGC, qui parle même de « désinformation ». Selon ses chiffres internes, un ingénieur du groupe perçoit plutôt entre 4.000 et 6.000 euros brut mensuels, primes incluses. Des montants très éloignés de ceux avancés par Carlos Tavares, qui a lui-même touché 36,5 millions d’euros en 2023, ce qui avait déjà fait polémique à l’époque.
À titre de repère, le salaire du chef de l’État s’élève officiellement à 16.039 euros brut par mois, indemnités comprises. Dans le secteur automobile, le site Le Figaro Emploi estime la rémunération moyenne d’un ingénieur à 3.433 euros brut mensuels en 2023, tandis que Hellowork évoque un plafond de 7.700 euros brut en fin de carrière.
Ces écarts considérables ont suscité la colère des salariés. « Ces déclarations ont profondément choqué et indigné les ingénieurs et cadres, qui y voient une tentative de travestir leur réalité professionnelle », écrit encore la CFE-CGC dans un communiqué publié samedi 1er novembre. Le syndicat redoute que de tels propos n’accentuent la défiance déjà palpable entre la direction et les employés d’un groupe confronté à d’importantes tensions sociales et industrielles.
Une sortie de route médiatique, donc, pour celui qui reste une figure controversée du capitalisme français. Et un épisode qui relance, une fois encore, le débat sur les écarts de rémunération entre dirigeants et salariés, à l’heure où le pouvoir d’achat demeure au cœur des préoccupations.
Source Le Figaro
Oura KANTÉ
Malikunafoni










































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