Quatre homicides non élucidés en un mois : la région de Bandiagara sous tension
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Entre fin avril et fin mai 2026, quatre hommes, dont un chef de village et un élu local, ont été abattus à bout portant par des individus armés non identifiés dans la région de Bandiagara. Le parquet local annonce l’ouverture d’enquêtes et promet de « traduire les auteurs en justice ».
Dans la région de Bandiagara, une série d’homicides non revendiqués inquiète les habitants. En l’espace d’un peu plus d’un mois, quatre personnes ont été assassinées dans des circonstances similaires : des tirs à bout portant, à balles réelles, par des hommes armés dont l’identité reste inconnue. Le procureur de la République près le tribunal d’instance de Bandiagara, Mamadou Bema Konaté, a rendu publics ces faits le 2 juin 2026 dans un communiqué.
Les victimes sont toutes des figures locales. Le premier drame remonte au 24 avril. Ce jour-là, vers 18 heures, Moussa Sagara, chef du village de Dourou, est pris pour cible alors qu’il rentre du marché hebdomadaire, sur la route entre Bandiagara et Dourou. Les assaillants tirent à plusieurs reprises avant de disparaître.
Quelques jours plus tard, dans la nuit du 28 au 29 avril, c’est Ousmane Nantoumé, un cultivateur, qui est tué à son domicile à Irigili, dans la commune rurale de Kendié. Il était environ 23 heures. Les assaillants le surprennent dans sa cour, alors qu’il dort.
Le mois de mai est marqué par deux nouveaux assassinats. Le 30 mai, Habib Yalcoué, premier adjoint au maire de Kendié et également conseiller au Centre d’animation pédagogique de Bandiagara, est abattu chez lui, à Kendié, vers 20 heures. L’auteur, un homme armé non identifié, agit seul selon les premiers éléments.
Le lendemain, 31 mai, Issi (surnommé Tapily), conseiller du chef de village, est tué devant son domicile à Banguel Toupé. Là encore, des individus armés non identifiés tirent à bout portant. Il est environ 20 heures.
Face à cette succession de meurtres, le procureur assure que des enquêtes sont déjà ouvertes. Objectif : identifier les auteurs, co-auteurs et complices, puis les déférer devant la justice, conformément au code pénal malien. Dans son communiqué, il parle d’une application « rigoureuse » de la loi et présente ses condoléances aux familles endeuillées.
Pour l’instant, aucun groupe ni aucun mobile n’a été officiellement avancé. Mais la répétition des modes opératoires – tirs de près, armes réelles, ciblage de personnes connues localement – et la concentration géographique des faits autour de Bandiagara et de la commune de Kendié interrogent. Dans cette zone du centre du Mali, régulièrement marquée par des violences communautaires ou liées à la présence de groupes armés, la peur d’un engrenage est bien présente.
Le procureur appelle à la compréhension de tous. En attendant les résultats des investigations, les familles des victimes, elles, attendent des réponses. Et les habitants retiennent leur souffle.
La Rédaction
Malikunafoni




































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