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Qualité de l’eau : le Laboratoire national appelé à renforcer son rôle stratégique

  • il y a 4 jours
  • 2 min de lecture

 

« Face aux défis qui pèsent sur nos ressources en eau, nous devons maintenir l’exigence d’excellence. » Ce message du ministre de l’Énergie et de l’Eau, le Pr Tiémoko Traoré, a marqué l’ouverture de la 23ᵉ session ordinaire du Conseil d’administration du Laboratoire National des Eaux, organisée jeudi dans les locaux de l’institution à Sotuba.

 

Cette rencontre annuelle constitue un moment clé pour l’établissement chargé de contrôler et d’analyser la qualité de l’eau au Mali. Les administrateurs y examinent plusieurs documents stratégiques destinés à orienter les activités de la structure pour les prochains mois.

 

Parmi les dossiers soumis à l’appréciation du Conseil figurent notamment les rapports d’activités, les états financiers, l’exécution budgétaire ainsi que le suivi des recommandations formulées lors de la session précédente. Les membres du Conseil doivent également se prononcer sur les projets de rapports de performance, considérés comme des outils essentiels pour améliorer l’efficacité du laboratoire.

 

Dans son intervention, le ministre a rappelé l’importance du rôle joué par le Laboratoire national dans la surveillance des ressources hydriques du pays. Il a souligné qu’au cours de l’année 2025, l’établissement a procédé à l’analyse de 6 719 échantillons d’eau, une activité qui illustre l’ampleur du travail accompli pour garantir la qualité de l’eau consommée ou utilisée dans différents secteurs.

 

Pour l’année 2026, l’objectif affiché est d’aller plus loin. Le ministre a notamment invité les administrateurs à soutenir les efforts visant à renforcer le suivi et le contrôle de la qualité des ressources en eau, avec une ambition d’augmentation d’environ 20 % des activités dans ce domaine. Il a également insisté sur la nécessité d’accélérer le processus d’accréditation du laboratoire, une étape jugée déterminante pour consolider la crédibilité scientifique et technique de l’institution.

 

Le contexte dans lequel se tiennent ces travaux reste toutefois marqué par plusieurs défis. Selon le ministre, la pression démographique, l’intensification des activités humaines autour des cours d’eau et les effets du changement climatique constituent autant de facteurs susceptibles d’affecter la disponibilité et la qualité de l’eau dans le pays.

 

Dans ce cadre, il a appelé les administrateurs à adopter une approche rigoureuse et responsable dans l’examen des documents soumis à leur analyse, afin de garantir la solidité des décisions prises pour l’avenir de l’établissement.

 

Pour l’exercice 2026, le projet de budget du Laboratoire national des eaux est arrêté à 979 295 869 francs CFA, avec un équilibre entre recettes et dépenses. Ce budget devra permettre de soutenir les activités de contrôle, d’analyse et de suivi de la qualité de l’eau sur l’ensemble du territoire.

 

À travers cette session, les responsables espèrent ainsi consolider le rôle du laboratoire dans la protection des ressources hydriques, un enjeu devenu central dans un contexte où la sécurité de l’eau demeure une priorité pour les autorités et les populations.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

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