ONG internationales au Mali : Rompre les préjugés, valoriser l’impact réel sur le terrain Le FONGIM lance un espace de dialogue pour redonner voix aux actions humanitaires
- 3 juil. 2025
- 2 min de lecture

« Les ONG ne sont pas là pour remplacer l’État, mais pour renforcer les communautés dans ce qui leur appartient », a rappelé Sidibé Kadiatou Cissé, directrice-pays de CARE International Mali, lors de la première édition du Café des ONG internationales, organisée le 24 juin 2025 par le Forum des ONG internationales au Mali (FONGIM).
Dans un climat d’écoute franche, cette rencontre a réuni responsables d’ONG, influenceurs, journalistes et acteurs culturels autour d’une même table. Objectif : ouvrir un espace de dialogue sincère autour des actions humanitaires menées au Mali et déconstruire les préjugés souvent tenaces qui entourent ces organisations.
Plusieurs voix ont porté la parole du terrain. El Hadj Djimé Kanté, président de l’AGSS, a confié avoir exprimé sans détour les critiques populaires sur les ONG avant d’admettre : « Je me trompais. Elles sont ici sur invitation de l’État, et elles travaillent dans la légalité. » Même son de cloche chez Akim Sôul Guindo, styliste et opérateur culturel, qui a souligné le besoin urgent de mieux raconter la coopération pour renforcer la confiance.
Mamadou Diop, directeur-pays d’Action contre la faim et président du FONGIM, a salué une initiative qui met en lumière la contribution concrète des 110 ONG membres. Intervenant dans des domaines clés tels que la santé, l’éducation, l’agriculture, l’environnement ou l’aide humanitaire, ces organisations mènent chaque année des centaines de projets au bénéfice de milliers de personnes, créant au passage des emplois pour les jeunes et les femmes.
Pendant deux heures, les participants ont abordé sans détour les perceptions erronées, les défis de communication, mais aussi la nécessité de faire entendre les témoignages des bénéficiaires. « Un puits, une école, un centre de santé… ce sont des vies transformées », a résumé un intervenant.
Face à la méfiance encore présente, ce café du FONGIM s’impose comme une initiative salutaire. Et déjà, son président a annoncé la pérennisation de ces échanges. Parce que derrière chaque sourire d’enfant ou de femme soutenue, il y a une ONG qui agit dans l’ombre.
Oura KANTÉ
Malikunafoni




































Commentaires